« Ils étaient 3500 New-Yorkais, dimanche, à circuler sans jupe ni pantalon dans le métro [alors qu’il faisait plutôt frisquet, la température étant inférieure à 0°], pour la dixième édition du « No pants Subway Ride ». L’opération, dont l’unique but est de créer un mouvement spontané [si on veut], ludique et artistique [ ?], est organisé tous les ans par le collectif New-Yorkais Improv Everywhere. Cinquante villes du monde [dans 24 pays] ont suivi l’initiative. » Les organisateurs ont bien précisé qu’il ne fallait pas enlever les sous-vêtements et qu’il était nécessaire de ne pas égarer les vêtements.
Bien que prenant souvent le métro parisien, je n’ai pas eu l’opportunité d’observer le phénomène. A vrai dire, je ne le regrette pas.
J’ai beaucoup d’admiration pour les jambes des femmes, enfin pour la plupart. Les muscles sont à peine visibles (les muscles font trop penser à l’anatomie et à la fonction motrice), gainés par une peau sans poils, enfin pour la plupart ou des poils si fins, si soyeux qu’ils sont invisibles ou éliminés parfois douloureusement par la cire sacrificielle. On ne peut qu’admirer les petits genoux ronds et les volumes arrondis harmonieusement étagés sur le socle d’un talon haut qui claque sur le bitume comme pour attirer l’attention (les tennis ne font pas le même effet).
A coté de ces merveilles doubles, enfin pour la plupart, on est atterré par la laideur des jambes des hommes, enfin pour la majorité : les muscles saillants (quand il y en a), disgracieux, les gros genoux, et que dire des jambes velues. Une femme en chemise, les jambes apparentes, est adorable, un homme dans la même situation, même si la chemise est belle, est parfaitement ridicule. Je pense que cette expérience simple, facile à réaliser, sans matériel compliqué et sans budget important, illustre parfaitement mon propos. La manifestation New-Yorkaise en apporte sûrement la preuve.
La question existentielle qui se pose est la suivante : comment les femmes peuvent-elles coucher avec les hommes ? Alors que l’inverse ne relève d’aucun mystère. Bien sûr, pour être scientifique, il faudrait poser la question aux femmes, leur point de vue ne doit pas être négligé, elles sont partie prenante dans l’affaire.
Bien qu’étant un homme hétérosexuel (certes un peu fané), en restant objectif, je ne peux aboutir qu’à la conclusion provisoire suivante (du moins je l’espère) : logiquement, pour éliminer cette disparité choquante, les femmes ne devraient coucher qu’avec les femmes et les hommes qu’avec les hommes.
Et si l’on interdit les croisements des sexes et des semences, ce serait une façon élégante d’en finir avec l’Humanité, sans passer par une grossière déflagration atomique.