8 Juillet 2024
William Turner : "Naufrage"
Fugaces, car je n’ai assisté que fugacement aux débats après ces élections législatives historiques qui ont accouché d’une souris bigarrée dont le chat ne saura que faire. J’ai d’abord honte pour les Parisiens, dont je suis, qui ont élu dès le premier tour les pires antisémites et pro-islamistes appartenant aux insoumis de pacotille. Le chef de ces derniers s’est empressé de s’exprimer pour coiffer avant les autres le chapeau à plumes du Nouveau Front qui se prétend populaire, en révélant de suite sa fibre dictatoriale en prévoyant d’appliquer par décrets le programme dément d’une association, que j’espère de circonstance, se dispensant ainsi des volontés de la chambre venant d’être élue. La cheftaine des Verts n’a pas cessé, avec naturel, de faire parler les électeurs qui n’ont pas voté mais qui l’auraient sans doute fait, affirmait-elle, pour le NFP. Je n’ai pas écouté Faure, je ne peux donc rien en dire, mais il y a-t-il quelque chose à en dire ? Le député qui s’exprimait au nom des macroniens, dont la voilure a rétréci au lavage imposé par leur chef qui prétendait laver plus blanc, espérait pouvoir gouverner sans le RN et sans LFI, on peut rêver. Je n’ai pas entendu Attal qui a remis sa démission, que pouvait-il dire le pauvre, trahi par son maître. Enfin, je peux me tromper, mais j’ai eu l’impression en entendant Bardella, qu’il était plutôt soulagé de ne pas devenir Premier Ministre dont il n’a peut-être pas la carrure, mais il a affirmé, comme on pouvait s'en douter, que ce n’est que partie remise dans une France qui penche effectivement à droite.