C’est le moins que l’on puisse dire. L’ambition de la poste est de devenir le plus possible une banque. C’est que l’on manque de banques. Heureusement, il y a encore des cafés et des commerces de proximité à transformer en agences bancaires pour attirer l’argent des autres à chaque coin de rue et permettre aux traders de jouer au casino.
Alors assurer le courrier, c’est embêtant, notre Président n’a-t-il pas suggéré à un quidam qui se plaignait d’aller lui-même porter son courrier ?
Et tous ces employés à gérer, quel fardeau ! Mais la « poste » a trouvé la solution : remplacer les employés qu’il faut payer par les clients qui payent. Ce n’est pas beau ça ? On demande de plus en plus aux clients de faire le travail des postiers. Service public veut-il dire servi par le public ?
Si vous voulez envoyer une lettre recommandée, vous vous adressez à un robot, vous pesez la lettre, vous faites la monnaie, vous le payez, vous collez vous-même les feuillets du récépissé, mais attention ! Vous devez tout de même faire la queue pour qu’il soit tamponné. Mais donner un coup de tampon est rapide et nécessite une formation limitée, le travail que vous avez fait avec la collaboration intelligente du robot a été évité à l’employé et de ce fait, il y a moins d’employés et…plus de chômage que le contribuable devra payer d’une façon ou d’une autre.
N’oubliez pas que la poste veut devenir avant tout une banque et elle en a déjà l’esprit.
Vermeer : « Dame écrivant une lettre »