La Chine, dirigée par un parti unique qui se dit communiste, a donné récemment une leçon de capitalisme aux Etats-Unis devant le public mondial. Le parti communiste chinois parle d’expérience en cette matière puisqu’il est lui-même le premier actionnaire du pays qu’il dirige (façon capitaliste de posséder une bonne partie des biens de production de la communauté), pays qui acquiert plutôt vite tous les travers du libéralisme triomphant : croissance débridée avec inflation, endettement local pour financer la construction d’infrastructures et bulle immobilière (il y aurait 64 millions de logement neufs restant vides !).
Etant le principal créancier des USA (1200 milliards de la dette américaine) et son principal client (80% des importations américaines), la Chine craint de voir ses économies (3200 milliards de dollars en réserve de change) et ses exportations s’évaporer avec les vapeurs de l’Oncle Sam. Mais qu’un éditorial de « Chine nouvelle », son agence de presse officielle, conseille à Washington de revoir « ses coûts surgonflés d’aide sociale », c’est tout de même rigolo de la part d’un régime qui continue à se dire communiste et s’adressant à un pays où l’aide sociale laisse plutôt à désirer.
Yue Minjun