Les employées d’une chaîne de lingerie en Suède (Change) sont tenues d’arborer leurs mensurations sur le badge indiquant leur nom. Ce serait pour
faire plaisir aux clientes. Cependant si les mensurations des employées s’approchent de « l’idéal », les clientes risquent d’être peinées en les comparant aux leurs, à moins que l’on
choisisse les employées pour leurs imperfections corporelles afin de remonter le moral des acheteuses.
En Arabie Saoudite a eu lieu un concours de beauté et c’est une Saoudienne aveugle, de 24 ans, qui fut couronnée. Les concurrentes étant entièrement voilées, son titre est celui de « reine de la beauté morale » (Arab News). Je me pose évidemment la question des critères choisis pour départager les demi-finalistes et qu’est-ce que la « beauté morale » ?
Je conçois très bien la difficulté du jury à choisir l’une des beautés alors qu’aucune n’était visible. Je me permets d’apporter ici une suggestion inspirée par le précédent suédois : si le voile ne peut pas être retiré pour ne pas heurter la pudeur de ces femmes et ne pas provoquer de bien vilaines pensées aux hommes , pourquoi ne pas faire figurer sur chaque voile intégral les mensurations : tour de poitrine, tout de taille, tour de hanches, longueur des jambes, de celle qui se dissimule derrière.
Mais à la réflexion, je ne sais pas si cette initiative conviendrait en Arabie Saoudite où la moindre parcelle féminine semble avoir un effet provocateur, car en Suède il y aurait, d’après les employées, des pervers qui traîneraient dans la boutique de lingerie uniquement pour reluquer les mensurations affichées par ces dames.
Chez certains hommes, même s’ils n’ont pas la bosse des maths, les chiffres suffisent-ils à provoquer une bosse au pantalon ?
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