EPILOGUE
Sur le sol feuilleté d’un vieux manuscrit repose le bureau déserté du poète. La pendule montre que le temps imparti se termine. Un livre abandonné resté ouvert se vide lentement de ses mots. Les pages se détachent deux à deux, soudées, emportées par le vent. Oiseaux libérés s’offrant au chasseur avec l’espoir d’être pris vivants. Le poète est parti au-delà de l’arbre mort, il s’éloigne sur la grève, marchant à pas lents le long de l’océan. Il laisse à l'abandon l’encre de ses rêves et les rimes de son chant pour entrer seul dans le silence infini du néant.
Tableau de Brigitte Kuckenberg-Wagner