7 Septembre 2019
Encouragée par le gouvernement, la ligue de football a pris des mesures, comme l’interruption du déroulement d’un match, si les spectateurs se livrent à des insultes considérées comme homophobes ou s’ils brandissent des banderoles du même acabit.
La pièce maitresse de l’expression homophobe est « enculé », plus ou moins enrobé dans quelques fioritures, le terme étant considéré comme discriminatoire, bien qu’en général l’objet de l’enculage, s’il concerne souvent l’arbitre, concerne également des entités dépourvues de postérieur comme le club adverse ou la ligue de football. Je n’ai aucunement l’intention de pénétrer profondément dans ce débat qui touche le riche folklore des amateurs de football, mais j’aimerais faire prudemment trois remarques :
D’abord, la sodomie est-elle une spécificité de l’homosexualité masculine ? N’est-ce pas au contraire discriminatoire de ne la réserver qu’à cette catégorie de la population en excluant, de ce fait, les hétérosexuels des deux sexes qui la pratiquent ?
Ensuite, considérer que se faire enculer est une insulte, c’est aussi considérer que la pratique est dégradante. On peut en déduire que c’est au contraire le gouvernement et la ligue qui sont homophobes.
Enfin, encourager les autres à se faire enculer pourrait être aussi interprété comme un encouragement à l’homosexualité et donc à sa promotion.
Je crains que ma modeste contribution ne jette plus de confusion que d’éclairage sur cet important débat sociétal qui vise à promouvoir l’élégance et la tolérance dans le langage hystérique utilisé habituellement dans les stades de football.