En tout cas, il se positionne en étant très sévère avec le personnel politique du Liban incapable de former un gouvernement afin d’être en mesure de recevoir l’aide internationale. Son attitude a été celle d’un président tirant les oreilles de ses subordonnés pour leur incapacité à s’organiser, il a même déclaré qu'il avait "honte" pour la classe politique libanaise après leur "trahison", ce qui est assez culotté, méprisant et prétentieux. Voudrait-il s’expatrier ? Ce qui serait le summum de la mondialisation. Certes, les emmerdes en France volent en escadrille comme le disait Chirac, mais de là à prétendre prendre en main les destinées du Liban ! Un pays déchiré où ça pète de partout. Quasiment occupé depuis des décennies par des puissances étrangères qui font une partie d’échecs meurtrière sur son territoire, les joueurs se renouvelant au gré des impératifs géopolitiques. Mais il faut avouer que Macron a plus de courage au Liban qu’en France, ne s’est-il pas attaqué au Hesbollah en déclarant qu’il “ne peut en même temps être une armée en guerre contre Israël, une milice déchaînée contre les civils en Syrie, et un parti respectable au Liban ». C’est envoyé, non ? Alors qu’en France, il tourne autour du pot. Il paraît qu’il y a du séparatisme ici. Euphémisme. Ne s’agirait-il pas de musulmans fanatiques autochtones libres ou alimentés par les prisons ou venus de tous les horizons sous forme de malheureux réfugiés, parfois mineurs sinon par l’âge du moins par l'intellect. Une cohorte exotique faisant tout simplement la guerre à la France sur son propre territoire, une manière de guerre civile pour l’instant larvée et sporadique livrée par une espèce de Hesbollah domestique et nébuleux. Pas la peine d’aller au Liban Mr Macron, nous avons déjà tout sur place, il faudrait peut-être s'en occuper plutôt que de jouer les matamores outre-mer.