La photo montre Jamie Lynne Grumet, une femme de 26 ans originaire de Los Angeles et mère
de deux enfants, alors qu'elle donne le sein à son plus jeune fils Aram, âgé de quatre ans. Bien sûr, elle a été prise pour prôner l’allaitement tardif. Restera-t-il chez ce jeune
garçon des souvenirs de cet apprentissage dont il pourra tirer bénéfice dans sa vie sexuelle future ? Peut-être aura-t-il plus confiance en ses moyens que les jeunes américains d’aujourd’hui
qui seraient environ 8% à prendre des médicaments facilitateurs de l’érection comme le Viagra selon une étude sur 1207 cas, publiée dans la revue Journal
of sexual medecine. Peut-être sont-ils hantés par la performance, critère de la réussite étatsunienne, étendue à l’acte sexuel. Il est certain que si les films pornographiques ont fait
partie de leur éducation sexuelle, ils peuvent avoir une appréhension sur leur capacité érectile et sa durabilité en voyant les acteurs du X brandir
sans relâche leurs étendards triomphants dans l’accomplissement de leur dur labeur.
Il faut savoir qu’outre-Atlantique l’éducation sexuelle ne néglige pas les séniors. L’organisme américain Safer Sex for Seniors a lancé une croustillante campagne de publicité à l’aide d’une vidéo (safersex4seniors.org) montrant des seniors – vêtus de pied en cap (tout de même) – en pleins ébats et selon diverses positions, assortis de ce commentaire : « Il y a plein de façons de le faire, il n’y a qu’une façon de le faire en toute sécurité. Utilisez un préservatif ». Il se trouve, en effet, qu’aux USA le plus fort taux de maladies sexuellement transmissibles est constaté chez les plus de 55 ans. Dans le seul Etat de Floride, le nombre de cas de syphilis a augmenté de 71 % entre 2005 et 2009, et les infections à chlamydias de 62 %, tendance également observée au Québec. Que ne faut-il pas faire pour rester jeune !