- Ils sont pétris de certitudes. Ils connaissent sans la moindre hésitation l’avenir de la planète. Peut-être ont-ils raison. Je n’en sais rien. Mais nous avons déjà eu de multiples déclarations définitives sans lendemain. On ne parle plus du trou de la couche d’ozone avec lequel on avait un moment affolé les populations. Dans les années 1970, les savants craignaient que le climat...se refroidisse. En 1975, la National Academy of Sciences déclarait : « Le climat présente actuellement des symptômes alarmants. Il y a tout lieu de craindre que la Terre subira un refroidissement dramatique de ses températures au cours des cent prochaines années ». En 1976. L’auteur Lowell Ponte affirmait : « C’est une évidence brute : le refroidissement global de la planète représente pour l’humanité le défi le plus important qu’elle ait dû relever depuis dis mille ans sur le plan social, politique et adaptatif. Votre engagement en faveur des décisions que nous allons prendre concernant ce problème est d’une importance vitale. Il s’agit de notre survie, et de la survie de nos enfants comme de toute l’espèce humaine. » Cela ne vous rappelle pas quelque chose ?
- Ils n’ont aucune confiance en la science (sur laquelle ils s'appuient pourtant pour étayer leurs craintes) afin de trouver des solutions, notamment sur de nouvelles sources d’énergie, ne serait-ce qu’un meilleur contrôle de l’énergie nucléaire qui permet justement à la France de faire plutôt bonne figure en matière de pollution. Au contraire, les écologistes s’en méfient, leur idéal serait de tout arrêter et même de revenir en arrière sans en prévoir les conséquences notamment pour les pays qui n’ont pas encore eu la chance de polluer.
- Ils sont naïfs mais sévères. Comment penser que des mesures drastiques appliquées sur le confetti planétaire que représente la surface de la France pourraient avoir un impact quelconque sur le climat de la Terre, à côté des mastodontes grands pollueurs comme la chine, l’inde ou l’Amérique du Nord (et L’Allemagne en fermant ses centrales nucléaires n’est pas en reste). Ajoutons dans le domaine de la naïveté, celle d’Emmanuel Macron qui, comme l’a dit Alain Minc à propos d’une autre décision, a inventé « la machine à se botter les fesses » en convoquant cette Convention citoyenne sur le climat dont on lui reproche à présent de ne pas suivre les propositions.
Illustration : Bernard Buffet : « Don Quichotte »