Après avoir saturé les médias jusqu’à l’overdose, l’équipe de France de football a rapporté la coupe du monde, et à présent les médias la remplissent avec l’affaire Benalla. Ce personnage qui semble aimer la castagne pour la castagne a outrepassé ses attributions jusqu’à se défouler sur un manifestant le 1er mai dernier n’ayant pas eu l’occasion de le faire aux côtés de Macron qu’il semblait jusqu’à présent suivre ou précéder comme son ombre.
Ce serait une affaire d’Etat, voire un scandale d’Etat pour ce qui reste de la droite. Le Monde s’efforce d’expliquer pourquoi c’est une affaire d’Etat, car après tout ce n’est pas si évident. Les médias se régalent avec cette affaire du matin au soir à en devenir fatigants.
Une aubaine pour l’opposition qui n’a pratiquement rien à proposer sinon des amendements modifiant la ponctuation des projets de loi. Une affaire si cruciale que le débat sur la révision constitutionnelle envisagée est laissé de côté : du pipi de chat si on la compare à la castagne du gros bras révélée et sanctionnée avec retard. Mélenchon réclame une motion de censure du gouvernement, et comme il n’a toujours pas digéré sa quatrième place à la présidentielle, il rêve d’une destitution de Macron en parlant de Watergate.
La démission du ministre de l’intérieur est évidemment exigée notamment par Hamon qui peut enfin faire parler de lui. Curieusement, cette démission n’avait pas été réclamée lorsque les magasins étaient pillés et les voitures brûlées par les sauvageons à la barbe des forces de l’ordre. Il est vrai que les émeutes en France sont d’une grande banalité et qu’il est prudent de ménager les sauvageons si l’on ne veut pas les aggraver, tandis que l’entrisme d’un agent de sécurité officiel dans la police c’est autrement plus grave, et bien plus que l’entrisme des islamistes à des postes sensibles dans les forces de l’ordre.