
SUR LE PONT CAULAINCOURT
Le pont Caulaincourt
Enjambe le vieux cimetière
Les poutres sous les poids lourds
Tremblent sur les défunts sous terre
Menhirs dressés gravés d’or
Pierres tombales gavées de fleurs
Dans le silence du peuple des morts
Le bruit des moteurs sur leurs demeures
Sur leur ciel grondant de métal forgé
Les promeneurs en passant sur le pont
Regardent malgré eux à travers les croisées
Certains s’arrêtent comme sur un balcon
Et contemplent les pierres lisses des tombeaux
En pensant aux disparus qu’ils rejoindront bientôt
Paul Obraska