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DANS MA VILLE XVII


Pieter Bruegel l’Ancien « Les estropiés »

 

 

 

SOUS TERRE

 

A la station Duroc, dans le boyau sous terre

Qui résonne des bruits des pas redoublés

On entend la plainte de Mozart massacré

Par un accordéon qui chante la misère

En s’appliquant avec tant de tendresse

Que je m’arrête pour lui donner la pièce

 

Sur la ligne treize dans le wagon bondé

Un homme, les yeux rouges et les traits tirés

Raconte sa vie que personne n’entend

La rame s’arrête et l’homme descend

 

Sur la ligne dix Austerlitz – Saint-Cloud

Une femme, un enfant pendu à son cou

Tend une main en murmurant des mots

En montrant son enfant aux yeux clos

Il dort toujours sans jamais s’éveiller

Je ne l’ai jamais entendu pleurer.

Paul Obraska
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O
Vous ressentirez sans doute la tristesse de ce peuple de mendiants qui hante les profondeurs de la terre, passant leur journée sur une ligne de métro à faire des allers et retours en racontant leur misère devant des gens indifférents Dr WO
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S
Merci pour ce Bruegel que j'aime presque autant que Jérôme Bosch ! Quant à la vie souterraine de Paris je vais très bientôt voir ça par moi-même mais sans doute ne le raconterais-je pas aussi bien que vous !
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O
Et je leur rends régulièrement visite. Il y a un peuple estropié sous terre. Dr WO
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L
Sous terre, leur adresse est le numero de la ligne où ils mendient.
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