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DANS MA VILLE VI

 

MAI

 

En ce mois de mai ensoleillé

Les hommes infidèles sont jaloux

Ils regardent les femmes déambuler

Et marchent en se tordant le cou

Pour suivre les madones dénudées

 

Ils les voient aux terrasses des cafés

Les épaules rondes où glisse la lumière

Les jupes légères sur les jambes nues

Ou relevées bien haut sans manière

Derrière les tables dressées dans les rues

Pour laisser un peu de la chaleur du ciel

Caresser leur peau refroidie par l'hiver

 

Les hommes sont jaloux des rayons solaires

Qui déshabillent facilement les femmes fidèles

Bien mieux qu'ils ne sauront jamais le faire

Paul Obraska 

 



ODEURS

 

Les effluves panachés s'élèvent du bitume

Odeurs d'essence et d'ordures de bennes

Déchets de trottoirs que les urines parfument

Bouches d'égout à la mauvaise haleine

 

La truffe canine hume les déjections fraternelles

Concentrée avec délice sur les odeurs merdiques

Et lèche affectueusement le  maître en chien fidèle

Partageant le secret d'arômes mirifiques

 

Sur le pas de restaurants aux cuisines lointaines

Des senteurs exotiques parfument la chaussée

Tapis volant pour des voyages sans peine

Vers l'orient de contrées affamées

 

Le halot de fragrance d'une femme qui passe

Offre aux inconnus croisés sa toilette matinale

Au bord d'un jardin que les murs enchâssent

Le miracle des troènes dont l'essence s'exhale

 

Paris étouffe sous un garrot de chaleur

La ville incontinente lâche des vents mêlés

Son air saturé d'inextricables odeurs

Assaille dans la moiteur nos nez affolés


Paul Obraska

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S
J'adore ce poème sur les odeurs ...
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S
Coucou !!! Crois-tu vraiment que toutes ces femmes de mai soient fidèles ???
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D
Commentaire pour "Mai" :<br /> <br /> Dans la rue<br /> <br /> Elles sont hors d’atteinte, autant que les nuages,<br /> Ces gazelles que je croise sur mon passage,<br /> Si jeunes mais déjà le sourire ravageur,<br /> Le corps mince aux hanches palpitant de verdeur,<br /> Et moi pauvre vieux, je ne peux que rêver,<br /> Les admirer de loin sans oser les toucher.<br /> <br /> Bon mois de mai ensoleillé, Docteur ! Bien amicalement de la part d'un véto. <br /> Dông Phong
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L
Presque "terrifiant" de réalisme ...<br /> Paul j'espère que mon poème ( "Sauveurs de vie" ) ne vous a pas "mécontenté" ... Je suis inquiète ... Amitiés .<br /> Liza
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