Je ne sais pas si vous êtes au courant mais ce soir le PSG doit affronter le Bayern de Munich en finale de la ligue des champions de l’UEFA. En fait, cette question est idiote car qui n’est pas au courant ? Les médias en regorgent, n’hésitant pas à parler d’évènement historique, rien de moins. Il est vrai que cela nous change un peu des conversations autour de la covid-19 et du bal masqué qui fait danser toute la planète.
Les images des excités du football nous montrent que l’on est passé d’une hystérie à l’autre. De la fièvre déclenchée par un minuscule ballon moléculaire porté par un postillon à celle propagée par un gros ballon de cuir poussé par les pieds. On passe d’un supporter du PSG, la larme à l’œil, déclarant, la gorge serrée, qu’il attend ça depuis un demi-siècle à un commerçant des Champs-Elysées qui barricade avec anxiété la devanture de son magasin. Car le virus du football peut être aussi dévastateur que le coronavirus qui, dans son refuge cellulaire, suit également l’affaire de près et se régale à l’avance des perspectives touristiques promises par les rassemblements de furieux aussi ivres d’une défaite que d’une victoire. Voir « Le footisme, maladie universelle ».