Macron, le 4 septembre, au 150e anniversaire de la proclamation de la République, a déclaré : « Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe. Non la République, parce qu’elle indivisible n’admet aucune aventure séparatiste ». Curieux de considérer le « séparatisme » comme une aventure qui pourrait à la rigueur être tentée. Sans être nommés, ce portrait colle bien sûr avec celui des islamistes, et on nous promet un projet de loi sur le « séparatisme ». Car chacun sait que quand il existe un problème en France, on fait une loi, en imaginant le résoudre par la vertu du verbe suivi dans les meilleurs cas d’un texte gravé dans le marbre qui devient de plus en plus lourd. La France dispose ainsi d’un arsenal juridique pléthorique dont une bonne partie est inemployée. Pour ce qui concerne ce « séparatisme », les autorités disposent suffisamment de lois pour lutter contre, il suffit de les appliquer. Mais quand on applique, il n’y a pas d’effet d’annonce, c’est ennuyeux. On veut faire signer une charte aux associations afin qu’elles respectent certaines conditions pour recevoir des subventions. La question n’est pas de signer mais de vérifier que les lois de la République sont respectées. Il est tout de même étonnant que l’argent des contribuables aient pu jusqu’à présent être distribué à des gens qui crachent sur eux. Mais il semble que ces jours-ci le cheval présidentiel soit rétif et recule devant l’obstacle « séparatiste », avec une tendance à la dilution pour noyer le poison islamiste en s'égarant sur les Bretons, les Corses ou les Basques, on a même vu apparaître les « suprémacistes » blancs…A mon humble avis, une nouvelle loi ne sera pas plus opérante que les autres si l’on ne se donne pas la peine d’opérer. Plutôt qu’une nouvelle loi, j’ai une proposition simple et applicable de suite concernant l'absurde « Collectif contre l’islamophobie en France ». Cette dénomination astucieuse (il faut toujours rendre hommage à l’intelligence, en l'occurence celle des mollahs iraniens, mais aussi pointer la bêtise naïve des Européens), confond volontairement la religion et l’ethnie, et devrait être remplacée par un autre intitulé comme « Collectif de défense des musulmans de France », car il admissible de défendre des individus attaqués en tant que tels, mais il est inadmissible que l’on puisse interdire de critiquer une religion dans un pays laïque. Ce collectif avance que « l’islamophobie n’est pas une opinion mais un délit » en assimilant la critique d’une religion à un racisme. La phobie étant une peur, ce collectif introduit en plus la notion de pathologie chez la personne qui craint l’islam. S’il y a des phobies déraisonnables, est-il déraisonnable de craindre le fanatisme islamique qui tue et menace de mort chaque jour nombre de nos concitoyens ? Les musulmans eux-mêmes en sont les premières victimes, et il s’illustre chaque jour dans le monde par ses méfaits. Il n’y a pas de pire amalgame que de confondre ethnie et religion. Débaptiser ce collectif serait pour moi la première nécessité, l’islamophobie devrait disparaître du vocabulaire des textes officiels, ce qui diminuerait le volume des plaintes déposées par cet organisme et libérerait la parole de ceux qui les craignent.