26 Novembre 2018
Le président de la République (Emmanuel Macron pour être précis) doit sans doute mettre la dernière main à la pièce montée qu’il nous cuisine pour demain et qui sera intitulée « Haut conseil pour le climat » destinée à freiner l’élévation de la température sur la surface du globe terrestre tout en permettant à la classe moyenne française en voie de paupérisation de boucler ses fins de mois. Bien que « Haut », on peut douter de l’efficacité à venir de cette pièce montée de toutes pièces, par contre on ne doute pas de l’accueil qui lui sera fait par les « gilets jaunes » qui la considéreront sans doute comme montée à côté de la plaque, on ne doute pas non plus de la dépense qu’impliquera le fonctionnement de ce comité « Théodule » supplémentaire qui fera de surcroît double emploi avec le ministère de l’Ecologie. Nous verrons si notre cuisinier en chef aura l’art d’accommoder les restes afin que l’on puisse les digérer.
Tout en cuisinant, notre président s’est également penché sur la restitution d’œuvres d’art africaines notamment au Bénin. Bien que mon avis n’ait pas été sollicité (ce qui ne m’étonne pas le moins du monde), je suis pour cette restitution, et cela pour deux raisons :
La première est qu’il est juste de rendre des œuvres qui, pour beaucoup, ont été volées ou achetées à bas prix lors de la colonisation des pays subsahariens. Volées à la manière des nazis qui faisaient main basse sur quelques tableaux dans les musées des pays occupés, et sur les collections réunies par les Juifs qu’ils considéraient comme des sous-hommes mais dont ils appréciaient le goût et les connaissances artistiques après les avoir massacrés.
J’ai honte de la seconde raison : je trouve peu d’intérêt à l’art africain pour la plupart des œuvres que j’ai pu voir, art dont on peut se faire une idée en visitant le très beau musée du quai Branly voulu par Chirac. J’ai honte, car cet art à beaucoup inspiré les artistes du XXe siècle et notamment Picasso. Chirac, lui, est un connaisseur et un grand amateur de cet art africain qu’il ne considérait pas comme « primitif » mais comme « premier ». L’ennui est que cet art au cours des siècles est toujours resté au même stade sans passer la seconde. Il est vrai que l’art gréco-romain n’avait aucunement besoin de passer à un stade ultérieur puisqu’il était parfait (à mon humble avis). Peut-on dire la même chose de l’art de l’Afrique subsaharienne ? Espérons que je ne serai pas traité de raciste si je préfère l’art gréco-romain (ou assyrien ou égyptien ou chinois ou indien…) à la plupart des sculptures d'Afrique noire.