CONTRITION. Invité en Israël à l’occasion du salon international du livre de Jérusalem, Plantu, caricaturiste du Monde, à la question d’un journaliste : « Avez-vous peur pour votre vie ? », répondit : « Non [il était accompagné d’un garde du corps]. En même temps ça m’a marqué et je dors mal. Je ne dors plus depuis l’attentat, mais je pense que c’est parce que je me dis que je n’ai pas fait assez, que je ne suis pas arrivé à construire de ponts suffisamment solides entre les cultures. Je pense que c’est ça qui m’empêche de dormir ».
Pour mieux dormir, il ne reste à Plantu qu’à présenter ses excuses pour ses carences auprès des tueurs islamistes qui n’attendaient que la construction d’un pont pour le rejoindre..
COMMISERATION. Les motifs de commisération se multiplient entre les attentats, les décapitations, les profanations de tombes, et il est venu s’ajouter la mort accidentelle dans la rencontre inopinée de deux hélicoptères, touchant, entre autres, trois sportifs de haut niveau (dont on se demande ce qu’ils faisaient là) au cours du tournage d’une émission de téléréalité. Il est évident que les officiels vont finir par manquer de vocabulaire dans leurs déclarations apitoyées.
Il faut admirer celle de Hollande qui a salué la mémoire de Florence Arthaud, Alexis Vastine et Camille Muffat, de cette façon : « aujourd’hui sont morts parce qu’ils voulaient là encore repousser les frontières, faire connaître des exploits, des pays, des régions, et être capable de donner l’exemple ».
Oh ! Pépère, Il va falloir redescendre sur terre : il s’agissait d’un jeu con, d’une aventure bidon, d’exploits en carton-pâte pour attirer le fric et les voyeurs.