Des neurologues néerlandais, portugais et italiens se sont penchés sur le cas de Poutine, de son Premier ministre Dmitri Medvedev et de trois autres hauts responsables (l’ancien ministre de la défense, Anatoly Serdioukov, le chef du protocole, Sergei Ivanov et le commandant du district militaire ouest, Anatoly Sidorov), dont la démarche (surtout celle de Poutine) intrigue les médecins car accompagnée d’un balancement d’amplitude normale du bras gauche alors que bras droit est quasiment immobile, collé au corps. La marche normale s’accompagne, en effet, d’un balancement symétrique des deux bras.
L’inertie du bras droit lors de la marche a déjà fait l’objet de nombreuses spéculations. Ont ainsi été évoquées tour à tour : une souffrance fœtale, les séquelles d’une poliomyélite ou d'un accident vasculaire cérébral … Récemment, la possibilité qu’il soit atteint d'un syndrome d'Asperger avait même été envisagée par des experts militaires américains
Les réflexions nouvelles de nos neurologues (spécialistes des anomalies du mouvement) ont fait l’objet d’un article dans le British Medical Journal dont l’habitude, fort prisée, est de nous offrir pour Noël des études médicales insolites.
Après avoir étudié différentes hypothèses et en particulier une maladie de Parkinson, nos neurologues ont concluent à « une démarche du flingueur », posture modelée au KGB ou par des entraînements militaires intensifs.
Pour étayer leur propos, ils précisent s'être procuré "un manuel d'entraînement des anciens du KGB". Ils décrivent comment les participants devaient maintenir leur main droite collée à leur poitrine pendant la marche pour pouvoir, face à l'ennemi, dégainer leur arme en une fraction de seconde.
Et les auteurs de cet article ajoutent : "Nous avons trouvé d'autres exemples d'un balancement minimaliste d'un bras lié au maniement des armes : les cowboys dans les films sur le Far West présentent souvent un mouvement réduit de leur bras droit" : la « démarche de pistolero ».
Medvedev est le seul des sujets étudiés n’ayant pas reçu d’entraînement militaire, mais il calque probablement le comportement de son chef par un mimétisme un peu lèche-cul.