Après le débat sur l’évacuation de camps de Roms installés illégalement en France, et qui tend à s’épuiser, voilà que resurgit le débat sur l’opportunité d’ouvrir en France des salles de consommation de drogues dures (dites de shoot, mais « encadré ») comme il en existe ailleurs en Europe. Ce nouveau débat va amuser la galerie pendant un certain temps et on se creuse sans doute la cervelle pour en trouver un autre, de préférence mineur, afin de relayer celui-ci.
Tout en présentant mes excuses auprès des populations concernées, à l’heure où nous vivons, je trouve ces débats bien secondaires. J’avoue une certaine indifférence coupable pour les 20000 Bulgares et Roumains qui ont quitté leur pays qui n’en veut pas, alors qu’il touche des subsides de la part de l’UE pour s’en occuper, et qui, pour la plupart, vivent volontairement en marge de la société, espérant être plus ou moins pris en charge par le pays des droits de l’Homme farci d’associations. Le nombre de Roms étant stable dans l’hexagone depuis plus de 20 ans, il faut croire qu’ils reviennent après avoir été expulsés. Certes il est humain de trouver à les reloger, mais il le serait davantage de trouver un logement pour les chômeurs obligés de dormir dans la rue.
J’avoue mon indifférence coupable pour les 150000 drogués à l’héroïne qui, bien qu’amplement prévenus, se sont injectés volontairement cette saloperie dans les veines et qui continueront à le faire avec un encadrement médical adéquat dont la société aura la charge.
Pendant que l’on parle abondamment de ces problèmes mineurs, la dette de la France approche gentiment de 100% du PIB, fait que chacun connait mais qui ne provoque guère de débats. Suis-je coupable d’avoir plus en tête les millions de Français qui vont se retrouver au tapis que les 170000 marginaux qui occupent aujourd’hui les médias et dont on s’occupe tant ?