Gérard Larcher, le président du Sénat, se désole des absences répétées des sénateurs. Il est pris de vertige devant la vacuité de l’hémicycle (un quart de cycle suffirait amplement). Il n’aurait même jamais vu une vingtaine de sénateurs qui sembleraient néanmoins vaquer ailleurs.
En fait, ce n’est pas la faute des sénateurs, c’est la faute des médecins qui, en 2013, auraient délivré 4400 certificats médicaux pour justifier l’absence des vieux sages perclus de rhumatismes.
Larcher veut frapper au portefeuille, l’organe le plus sensible des élus, qu’il soit placé à droite ou à gauche, et compterait réduire les émoluments mensuels des absents d’une somme pouvant aller jusqu’à 4400 €. Ces émoluments divers nets s’élevant à 11416 € (d’après le « Journal du net »), il restera chaque mois au sénateur puni, la somme de 7016 € pour ne rien faire. Une misère, alors que jusqu’à présent il touchait les 11416 € chaque mois pour la même activité. Ce sont les effets désastreux de l’austérité comme l’éructerait l’ex-sénateur Mélenchon.