Il y a des pays qui subissent régulièrement des catastrophes naturelles : tornades, typhons, cyclones, tremblements de terre, tsunamis. De ce point de vue, la France est plutôt épargnée, mises à part des pluies régionales, parfois accompagnées d’inondations localisées. Mais ce n’est pas pour autant que notre pays est à l’abri des cataclysmes. Quand les touristes viennent dans l’hexagone, ils savent très bien qu’ils prennent un risque : celui de subir des grèves et d’y être immobilisés. C’est peut-être le côté aventureux du voyage qui les attire.
Les grèves, par leur multiplicité et leur intensité, sont une des caractéristiques du climat français, en y ajoutant, bien sûr, les manifestations de rue qui les précèdent ou les accompagnent. Les manifestations, avec ou sans grève, plus ou moins destructrices, sont également une spécialité française pour protester ou réclamer, pour tout et n’importe quoi, y compris pour s’élever contre les manifestations. Il arrive même parfois que les Français manifestent sans raison bien précise, mais si les manifestants ne savent pas vraiment leur raison de manifester, ils estiment que le gouvernement, lui, le sait.
Il est rare que les tempêtes hexagonales abattent des arbres, par contre les Français sont capables d’abattre les arbres sur lesquels ils sont assis, mais une fois à terre, ils réclameront, par manifestations et/ou grèves, d’autres arbres pour y monter et pouvoir ensuite les abattre.
Illustration : Michel Ange « Le déluge » (Chapelle Sixtine)