La prostitution est probablement aussi ancienne que l’humanité, encore que dans la préhistoire, les hommes, qui manquaient d’éducation, devaient s’approprier les femmes sans débourser une seule pierre taillée. Aujourd’hui le commerce des femmes va de la call-girl de luxe qui ne se plaint pas trop de son sort au sordide abattage alimenté par un scandaleux trafic humain. La lutte contre la prostitution revient périodiquement sur le tapis, mais les gouvernements finissent toujours par l’abandonner et souvent par organiser les rapports tarifés. Les maisons closes enfermaient les femmes, mais réduisaient le racolage sur les trottoirs et plus récemment les clients eux-mêmes sont visés, en partant du principe que si on ne peut pas réduire l’offre, on peut tenter de réduire la demande.
La solution est peut-être ailleurs. C’est du moins la conviction de
deux chercheurs néo-zélandais de l’université Victoria de Wellington qui ont publié dans le magazine « Futures » un article intitulé « Robots, homme et tourisme
sexuel » rapporte le site Stuff. Pour eux, en 2050 les prostitué(e)s humanoïdes domineront
l’industrie du sexe «éliminant tout risque de maladie sexuellement transmissible dans un monde libéré de l’esclavage sexuel ». Ces machines
offriraient massages et relations tarifées pour des prouesses sexuelles garanties. Les androïdes seraient faits de fibres résistant aux bactéries et désinfectés entre deux passes. Outre la
certitude d’une bonne hygiène, les clients auraient un grand choix pour ce qui concerne l’ethnie, le sexe, l’aspect physique, l’âge et la langue (parlée) sans être culpabilisés…Mais de quoi être
dégoûtés de la prostitution.