21 Avril 2014
Les bûches coupées dans l’âtre des souvenirs
Ont crépité d’étincelles avant de mourir
Pour retomber en amas de cendres grises.
Ceux qui vivent encore laissés dans l’abandon
Se couvrent de cendres pour implorer pardon
D’être toujours là alors que la mort est passée.
Des cendres légères emportées par la brise.
Les yeux irrités par les poussières cendrées
Versent quelques larmes pour les chasser.
Les cendres légères se dispersent à la risée,
Les souvenirs partent emportés par le vent,
Et s’éloignent tel des oiseaux transparents.
Puis vient l’âge où l’on retourne vers l’âtre d’antan,
Et l’on remue les cendres que le vent a laissées,
Elles sont terriblement froides et l’on se sent glacé.
Paul Obraska
Edward Munch : « Cendres »