Polémique.
Nora Berra, la secrétaire d'État à la Santé, avait déclaré la semaine dernière au Sénat que "l'homosexualité est un facteur de risque pour le VIH". Ces propos ont déclenché une polémique qui a contraint la secrétaire à revenir sur ses propos en dissipant toute « … insinuation d'homophobie infondée, offensante et particulièrement grave à son encontre »
Car Pierre Bergé, le président du Sidaction, avait jugé ces propos "insupportables", à la limite de la discrimination, en plein Sidaction, en insistant sur le fait « qu'il n'y a pas de population à risque, il n'y a que des pratiques à risque »
Nora Berra avait également évoqué le don du sang, dont les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sont exclus pour limiter les risques éventuels en cas d'infection non encore détectée. Cette nouvelle déclaration à été vigoureusement dénoncée par Jean-Luc Romero, président de l'association Elus locaux contre le sida : "Ne sait-elle pas que ce sont les comportements qui sont à risque ? Chez les hétéros comme chez les homos ! Grave pour un médecin".
Quant est-il ?
Alors que l’incidence du VIH décline en France, la transmission du virus ne freine pas parmi les homosexuels masculins, selon une étude de l’Institut national de veille sanitaire publiée en ligne le 9 septembre 2010 sur le site de Lancet infectious Disease. Sur 7000 personnes nouvellement infectées en 2008, la moitié était des hommes homosexuels. L’incidence de l’infection dans cette population est 200 fois plus élevée que parmi les hétérosexuels.
Que conclure ?
Que le « politiquement correct » s’efforce de masquer la réalité. Remplacer « homosexuel » par « comportement » ou « pratique » ne change pas le problème. La prévention pour être efficace doit « cibler » les populations qui ont justement ces pratiques à risque et il ne s’agit pas seulement des homosexuels. En 2008, 45% des nouvelles infections au sein de la population hétérosexuelle touchaient les étrangers vivants en France (immigrés des pays sub-sahariens surtout).