Shimiken n’en peut plus, victime du burnes out, il appelle au secours. Il faut le comprendre. A 35 ans il a déjà tourné 7500 « vidéos pour adultes » et connu intimement 8000 partenaires. Il est en surbouc puisqu’il enfile deux ou trois films à la suite chaque jour !
Au Japon, ils ne sont, en effet, que 70 hardeurs pour 10000 hardeuses !!!
Le hardeur nippon est donc une espèce en voie de disparition. Cet art qui pèse tout de même au Japon 20 milliards de dollars risque d’avoir des difficultés à s’exprimer.
Un art qui semble attirer les femmes mais très peu d’hommes. Il est vrai que les prestations masculines sont dures en ce domaine, et exigent une endurance peu commune, car chacun sait qu’il est plus facile d’avoir la bouche ouverte que le bras tendu.
Shimiken est très attentif à protéger son outil de travail, et utilise une crème faciale de luxe pour enduire ses organes génitaux. Il se méfie des talons aiguilles dont il a déjà subi une agression fort mal placée. Pour entretenir sa virilité, il consomme de la corne de renne et une boisson tonique à base d'extraits de serpent. Cela fait 17 ans qu’il est dans le métier et bien qu’un peu répétitif, il ne s’en lasse pas, et continue à avoir du cœur à l’ouvrage.
J’espère que cet appel émouvant de Shimiken sera entendu.
Mais il est apparu au Japon une nouvelle espèce masculine : « les hommes herbivores » peu ou pas intéressés par le sexe et les valeurs machistes, ce qui va contribuer à tarir le recrutement de nouveaux harders, alors que les anciens se tuent à la tâche.
Source : L’Express.fr du 8/05/15