Au XXème siècle, l’armée française s’était parfois dotée d’un service à la personne sous la forme des bordels militaires de campagne, plus discrètement dénommés BMC. Ce sont surtout les troupes coloniales qui disposaient de ce service d’assistance, à la fois pour remonter le moral des combattants, éviter des débordements sur la gent féminine locale et prévenir des infections vénériennes en contrôlant le matériel humain. Pour ce dernier point ce fut un échec cuisant. Quoi qu’il en soit l’armée française ne se vantait guère de devoir verser dans ce proxénétisme sous les drapeaux, même si les organisateurs n’en tiraient – en principe – aucun bénéfice et il ne serait pas venu à l’idée de l’état-major de le sanctifier.
Or j’apprends, avec un certain étonnement, qu’il existe en Islam « la guerre sainte du sexe » ("djihad al-nikah") qui permet des rapports sexuels hors mariage avec des partenaires multiples. Cet abattage galant est considéré par certains dignitaires salafistes comme une forme légitime de guerre sainte, oxymore préféré des islamistes.
C’est le ministre tunisien de l'intérieur Lotfi Ben Jeddou qui a révélé, le jeudi 19 septembre à la tribune de l’Assemblée nationale constituante, que des Tunisiennes partent en Syrie pour assouvir les besoins sexuels de combattants islamistes en déclarant :"Elles ont des relations sexuelles avec vingt, trente, cent djihadistes au nom du "djihad al-nikah" puis reviennent enceintes". La presse parle de centaines de cas, mais on ne sait pas de quelle façon elles ont été recrutées.
Pour parler franc, sanctifiés ou non, il s’agit de BMC à la mode Tartuffo-musulmane. Les religions m’étonneront toujours.
Toulouse-Lautrec : « L’inspection »