3 Mars 2024
Texte publié par le Haut Conseil de l'Egalité entre les Femmes et les Hommes :
"Ouvrant la voie à une adoption définitive par le Congrès, les sénateurs et sénatrices ont voté pour l’adoption du projet de loi constitutionnelle visant à inscrire la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Une immense victoire pour les droits des femmes et un moment historique qui fait de la France un exemple pour le monde.
Le HCE réclamait cette avancée depuis la décision de la Cour suprême d’abroger l’arrêt Roe vs Wade en juin 2022. Faire du droit à l’avortement un droit fondamental garantit la pérennité du droit des femmes à disposer de leur corps."
Ayant vu dans ma pratique les ravages des avortements clandestins qui ne disparaissent jamais quelle que soit la sévérité des lois répressives, je me réjouis que la possibilité pour les femmes d'interrompre une grossesse non désirée dans les conditions prévues par la loi soit davantage garantie. La dernière phrase de ce texte : "Faire du droit à l’avortement un droit fondamental garantit la pérennité du droit des femmes à disposer de leur corps." n'est pas exacte; les femmes n'ont pas le droit de disposer entièrement de leur corps. Au-delà d'un certain délai fixé par la loi, l'IVG médicale n'est plus possible, ce n'est donc pas un droit mais une liberté dans certaines limites, en outre, si cette liberté de disposer de son corps existait, les Françaises pourraient louer leur utérus pour une gestation pour autrui comme dans d'autres pays ou vendre leurs organes en cas de nécessité comme des malheureux sont obligés de le faire ailleurs. Mais j'ignore ce que l'avenir nous réserve.
Illustration : foetus de 12 semaines