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480. "liberté, j'écris (mal) ton nom"

Texte publié par le Haut Conseil de l'Egalité entre les Femmes et les Hommes :

"Ouvrant la voie à une adoption définitive par le Congrès, les sénateurs et sénatrices ont voté pour l’adoption du projet de loi constitutionnelle visant à inscrire la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Une immense victoire pour les droits des femmes et un moment historique qui fait de la France un exemple pour le monde.

Le HCE réclamait cette avancée depuis la décision de la Cour suprême d’abroger l’arrêt Roe vs Wade en juin 2022. Faire du droit à l’avortement un droit fondamental garantit la pérennité du droit des femmes à disposer de leur corps."

Ayant vu dans ma pratique les ravages des avortements clandestins qui ne disparaissent jamais quelle que soit la sévérité des lois répressives, je me réjouis que la possibilité pour les femmes d'interrompre une grossesse non désirée dans les conditions prévues par la loi soit davantage garantie. La dernière phrase de ce texte : "Faire du droit à l’avortement un droit fondamental garantit la pérennité du droit des femmes à disposer de leur corps." n'est pas exacte; les femmes n'ont pas le droit de disposer entièrement de leur corps. Au-delà d'un certain délai fixé par la loi, l'IVG médicale n'est plus possible, ce n'est donc pas un droit mais une liberté dans certaines limites, en outre, si cette liberté de disposer de son corps existait, les Françaises pourraient louer leur utérus pour une gestation pour autrui comme dans d'autres pays ou vendre leurs organes en cas de nécessité comme des malheureux sont obligés de le faire ailleurs. Mais j'ignore ce que l'avenir nous réserve.

Illustration : foetus de 12 semaines

 

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B
Comme je l'ai dit plus haut, je ne suis ni médecin ni juriste, mais comment expliquez vous ça :<br /> le parquet de Melun requiert le renvoi de Pierre Palmade en correctionnelle pour "homicide involontaire", considérant l'enfant à naître comme une "quatrième victime" décédée in utero. <br /> C'est compliqué, tout ça, et moi je ne sais pas, je n'ai aucune certitude, juste des sentiments personnels<br />  
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S
On a bien mis dans une loi l'interdiction de l'amiante. Et d'autres substances.<br /> IVG : les mêmes viennent se plaindre du déclin de la natalité en France, posant le problème des cotisations-retraite quand le taux d'actifs diminue et que l'espérance de vie augmente.<br /> Mais ça fait rien chacun sait que les immigrés paient nos retraites avec le taux de fécondité de leurs femmes (4 ou 5 enfants par femme)
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C
Je comprends l'inquiétude des femmes, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que le procédé consistant à mettre un texte de loi (ces fameux "cavaliers législatifs" si souvent annulés par le Conseil Constitutionnel) dans la constitution juste pour le protéger de la majorité simple,  que ce procédé, donc, ouvre une boite de Pandore dans laquelle beaucoup d'irresponsables vont s'engouffrer bientôt.
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B
Effectivement, je n'ai jamais rencontré de médecin poussant à avorter. Une belle-soeur en a rencontré un, mais là il y avait un problème de santé. Le médecin pensait qu'elle ne pourrait pas mener sa grossesse à terme. Elle ne l'a pas écouté et le bébé est venu au monde.<br /> C'est le planning familial qui encourage à l'avortement.
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S
Il y aurait bien d'autres problèmes à inscrire dans une loi : les sulfites.<br /> Des horreurs d'additifs que les industriels mettent dans les produits de consommation (nourriture, entretien) pour les conserver. <br /> Ces sulfites ont, sur l'emballage, de simples références bien anodines (codes E220 à E228).<br /> Aucune indication sur leur caractère allergène. Moi, il m'est arrivé d'avoir des démangeaisons, à me mettre le dos en sang par les lésions de grattage.
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B
Permettez-moi de ne pas être d'accord avec vous. Un ovule ou un spermatozoïde pris séparément ne sont pas "un être futur". Un être ne commence qu'avec la fusion des deux gamètes.<br /> Les femmes qui avortaient autrefois avaient de larges circonstances atténuantes, entre les grossesses à répétition et les tâches ménagères bien plus lourdes à l'époque. Maintenant, on pousse les femmes en difficultés financières à recourir à l'avortement. "Madame, vous n'avez pas les moyens de l'élever, ce serait une folie."
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S
Qu'est-ce que la Constitution a à voir avec l'IVG ?<br /> La loi Veil suffit, elle instaure le droit à l'IVG. Des amendements peuvent la modifier. Si les médecins le jugent nécessaire. Les médecins.<br /> Les politiques ont dû confondre les nombreuses acceptions du mot "constitution", à commencer par son sens morphologique de "complexion". <br /> J'ai déjà entendu "il est de bonne constitution" (à la place de "il est de bonne composition") = "il peut tout supporter", "il est d'humeur facile"<br /> Humeur, tiens encore un mot qui a longtemps trouvé sa place dans la santé. Mon préféré : le flegmatique.
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P
1) L'avortement légal est un moindre mal qu'il faut accepter.<br /> 2) Inscrire ce droit dans la constitution est idiot. On a peur d'une décision prise aux USA.
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B
Je ne suis ni médecin ni juriste... cependant il me semble qu'on s'éloigne un tout petit peu de la lettre et de l'esprit de la loi Veil. Je sais, le progrès de la science et des mœurs, et tout, et tout... (d'autres parleraient de décadence)<br /> Et je crois avoir lu quelque part que la pilule contraceptive ou la pilule dite "du lendemain" est gratuite et accessible aux mineures à partir de 15 ans avec ou sans l'accord des parents...<br /> Comme dans le commentatrice précédent je m'interroge sur la disparition de la "clause de conscience" des médecins, mais aussi des infirmières et des aides soignants confrontés à cette situation.<br /> Je suis trop vieux et trop réac, excusez moi.<br />  
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B
Personnellement, l'inscription dans la constitution ne me gêne pas, à condition que ce soit convenablement rédigé.<br /> Article n : Toute future mère à le droit de faire mourir son enfant à naître dans les conditions prévues par la loi. Tout praticien peut refuser de pratiquer cet acte.<br /> Je ne détaille pas plus parce que le délai est susceptible de changer. Après tout, dans certains états des USA, le foetus peut être tué tant qu'il n'a pas quitté l'utérus.<br /> Au moins on n'aurait pas toutes ces femmes qui découvrent après coup la portée de leur acte et qui peinent à s'en remettre. (J'ai même connu un futur père qui ne s'en est jamais remis.) Et s'il faut des gens pour tuer les enfants à naître, on peut réactualiser la fonction de bourreau, en lui donnant la formation médicale nécessaire
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