Non, il ne s’agit pas de l’accord à la COP 27 qui a plus consisté à prévoir de payer les pays pauvres et vulnérables pour les pots cassés que de s’attaquer partout à la cause du réchauffement climatique que sont les émissions de gaz à effet de serre. Si l’on résume perfidement cet accord, c’est : finalement, on veut bien payer pour les pays qui vont le plus souffrir de la chaleur que nous avons provoquée, mais laissez-nous encore gagner un peu d’argent.
Non, la bonne nouvelle, c’est la baisse probable de la fertilité masculine. Telle est la conclusion d’une vaste étude analysant les données de 223 autres études, couvrant la période de 1973 à 2018 et portant sur tous les continents. Les auteurs ont constaté un déclin de la concentration des spermatozoïdes dans le sperme, cause potentielle d’une baisse de fertilité en montrant « que la concentration de spermatozoïdes a sensiblement diminué de 51,6% entre 1973 et 2018, avec une accélération de la pente à partir de l’année 2000 : ainsi le pourcentage de déclin par an a doublé, passant de 1,16% après 1972 à 2,64% après 2000. Les résultats étaient similaires pour le nombre total de spermatozoïdes, avec une baisse globale de 62,3% ». Notons que l’étude n’a pas tenu compte de la mobilité des spermatozoïdes autre facteur de fertilité que leur nombre et leur concentration.
Les causes de cette probable baisse de la fertilité masculine n’ont pas été déterminées : mode vie et/ou causes environnementales. S’il s’agit de l’effet de produits chimiques, par un finalisme débridé on pourrait en conclure que l’être humain pollue l’atmosphère, que cette pollution contribue à réchauffer le climat, mais en baissant la fertilité masculine, cette baisse va réduire le nombre de Terriens, ce qui entraînera une baisse de la pollution. Les choses sont bien faites tout de même. Illustration : spermatozoïdes en attente selon Woody Allen.