C’est ainsi que le genre pour eux ou elles, n’est plus basé sur des organes dont le sexe, mais sur le ressenti et le choix. C’est ainsi que les comportements masculin ou féminin ne seraient plus innés mais plus ou moins imposés par la société sous forme de stéréotypes quasiment artificiels, conception adoptée par les gouvernements et les milieux scolaires dans nombre de pays. Sans nier ce que la société attend d’un homme et d’une femme, et que l’un et l’autre s’efforce parfois de s’y conformer, la grande majorité ne fait aucun effort particulier et même s’estime satisfaite d’être un homme ou une femme et d’avoir les traits que des théoriciens de la sociologie considèrent comme construits artificiellement en balayant d’un revers de main le marquage génétique, organique, et hormonal, jusqu’à proposer des mesures coercitives pour les effacer.
Les études tendent pourtant à montrer que la masculinité et la féminité sont en grande partie innées et non construites par la société. Si elles ne l’étaient pas on pourrait accuser les transgenres de fabulation, or ceux-ci ont la sensation innée d’appartenir au genre en contradiction avec leur organisme, et sans que l’on n’ait découvert jusqu’à présent une marque biologique spécifique de la dysphorie. L’existence même des transgenres prouveraient que la masculinité ou la féminité ont peu à voir avec des stéréotypes imposés par la société et il est assez paradoxal de constater que ce sont les mêmes qui promeuvent les transgenres et le genre comme fabrication sociale.
Les études, même réalisées par des sociologues comme l'« Étude longitudinale française depuis l'enfance » (Elfe) de l’université de Lille), montrent que dès 2 ans les petits garçons choisissent comme jouet le train ou la voiture plutôt que la poupée et que les filles font plutôt l’inverse, que les premiers préfèrent les jeux de plein air et les secondes les jeux d’intérieur. Les exceptions se voient surtout chez les petites filles entourées de grands frères ou les petits garçons entourés de grandes soeurs par effet d’imitation ou lorsqu’une fillette est soumise à une sécrétion pathologique d’hormones mâles. Les préférences pour les jouets « genrés », quand on les juge par la direction du regard, existerait même dès les premiers mois de la vie de l’enfant et auraient été observées chez les primates.
La recherche d’égalité finit par devenir un peu folle lorsqu’elle quitte le domaine du droit où elle est nécessaire pour entrer dans celui de la biologie qui se moque bien des spéculations oiseuses devenues pourtant dominantes au point d’écarter les opinions qui ne vont pas dans le même sens.