Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover

405. #RemercieTonPorc

 D’après Le Pr Patrick Nataf, de l'hôpital Bichat (AP-HP) : « Trois gènes ont été inactivés : ils codaient pour des enzymes impliquées dans la fabrication de sucres présents à la surface des cellules cardiaques (et impliquées dans les mécanismes de rejet). Par ailleurs, six gènes humains ont été insérés, en vue d’améliorer l’acceptation du greffon par le corps du patient. Enfin, un dernier gène porcin a été inactivé, afin d’éviter une croissance trop importante du cœur de l’animal.

Pour l’heure on ignore le devenir (qui peut changer à chaque instant) de cette prouesse bio-chirurgicale, mais les questions surgissent, semblables à celles suscitées par les premières greffes interhumaines. Même si l’on greffe depuis longtemps des valves cardiaques de porc, là, il s’agit de la transformation d’un être humain en chimère interne. Si de telles xénogreffes s’avèrent possibles seront-elles acceptées par les patients ? Je crois que oui, car entre la vie et la mort, sauf si l’on est suicidaire, il est rare que les gens choisissent la mort. Mais la xénogreffe pourrait être refusée pour des convictions religieuses ou autres poussant à prendre le risque d’attendre une greffe d’origine humaine ou accepter une possible greffe mécanique si elle existe.

Il est certain que les associations (dont un parti politique) de défense des animaux vont s’insurger contre cette instrumentalisation des animaux. Il faut cependant souligner que la science a progressé et continue à le faire grâce au sacrifice des animaux, et par ailleurs la plupart d'entre nous en mangent certains. On observe que les jeunes générations semblent être plus sensibles que les anciennes à cette question de l’utilisation des animaux. Laurent Bègue-Shankland, professeur de psychologie sociale, note sur le site "The Conversation" : « Qu’il s’agisse de cochons ou de chiens, les plus jeunes prennent davantage en compte le nombre d’êtres vivants dans la balance. Alors que près de 60 % des adultes préfèrent sauver un humain plutôt que 100 chiens, près de 70 % des enfants donnent la priorité aux 100 chiens. Lorsqu’une vie canine et une vie humaine sont en jeu, 35 % des enfants choisissent l’humain, 28 % donnent la priorité au chien et les autres n’arrivent pas à prendre parti. Dans la même situation, 85 % des adultes optent pour l'humain et 8 % font l’inverse. Si l’on remplace le chien par un cochon, 57 % des enfants donneront la priorité à l’humain, 18 % au cochon et les autres ne se prononcent pas. Dans le même cas de figure, 93 % des adultes choisissent l’humain et seulement 3 % sauvent la vie du cochon ». La perception des enfants changera sans doute avec le temps. Notons cependant que nombre d'adultes préfèrent un animal à un être humain.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Une prouesse sans avenir () et vouée à l'échec.<br /> Si on veut bien prendre en compte une certaine relative mais sensible expansion de l'islam par endroits, et se souvenir que le porc a été déclaré haram par tous les savants et les oulémas depuis plusieurs millénaires, "ça va pas le faire", comme on dit.<br />  <br />  <br /> (NB. , , , , , etc...)<br />  
Répondre
C
Le porc est l'avenir de l'homme.
Répondre
S
Tout est bon dans le cochon.
Répondre
P
Moi, je préfère l'animal à l'être humain que je n'envisage de mettre dans mon assiette en aucune circonstance.
Répondre
L
Je crois que j'accepterai mais, Chien, cochon ou humain cela doit être assez stressant d'avoir cet organe étranger à l'intérieur de soi !
Répondre