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336. Il y a plus de faits non démontrés que de faits démontrés

L’affirmation du titre est une évidence, sinon on approcherait de la fin de l’histoire des sciences. Mais c’est aussi une définition possible de l’incertitude, état qui accompagne tout fait nouveau, et qui aujourd’hui prédomine devant l’épidémie actuelle. Une décision prise dans l’incertitude devient donc sujet à caution et source de discussions dans les pays où il est permis de discuter et où l’on passe son temps à le faire. La mise en cause de la décision parasite l’action qui en découle au risque de rendre incertain son résultat, ce qui aboutit à une nouvelle discussion sur son opportunité.

Ce billet fait suite au billet 335 où j’exprimais vainement le vœu que mes confrères mettent un peu la sourdine dans leurs interventions dans les médias dont la teneur, pour nombre d’entre elles, va à l‘encontre des décisions gouvernementales.

A commencer par Didier Raoult qui pérorait le 27 août dans son fief, flanqué de deux femmes politiques, édiles de la mairie de Marseille, son masque sur le menton barbu et parlant à peu de distance aux deux autres qui le portaient correctement. L’une d’entre elles a félicité la sommité de sa position « révolutionnaire » correspondant à la sienne (il me semble pourtant que cet édile est plutôt de droite). J’ai beau chercher, je ne vois pas en quoi la position de Raoult est révolutionnaire, à moins de considérer que ses interventions dans les médias et les réseaux sociaux le sont. Lors de cette conférence de presse (simultanée avec celle du Premier ministre, ce qui ne doit pas être un hasard), l’oracle de Marseille s’est encore vanté d’une mortalité plus faible à Marseille qu’à Paris, sous-entendant ainsi que tous les médecins hospitaliers parisiens sont des incompétents confrontés à son génie. Il a souligné ainsi que le nombre de patients en réanimation est “deux fois plus faible à Marseille qu’à Paris, et une mortalité deux fois plus faible également parmi les cas diagnostiqués et hospitalisés”. Mais il a ajouté : “Nous, on hospitalise plus qu'à Paris, on pense qu'il faut traiter les gens le plus tôt possible”. Ce qui veut dire qu’en hospitalisant des patients peu malades, on a évidemment moins de gens en réanimation et que la mortalité globale est évidemment plus faible. Sacré Raoult.

Mais il n’est pas le seul à jeter le trouble. Les autorités sanitaires imposent le masque pratiquement partout dans les zones où la contamination semble fâcheusement amorcer une courbe exponentielle, mais des médecins sur les plateaux de TV affirment que le masque ne sert à rien en plein air. On se demande donc pourquoi les asiatiques, sans doute des demeurés, qui comptent cependant beaucoup moins de morts que nous, le mettent tous dans la rue en cas d’épidémie. L’argument de nos professeurs est que l’on n’a jamais démontré la contamination en plein air. Mais mes chers confrères, a-t-on démontré qu’elle ne peut pas exister ? A-t-on démontré que dans la rue une personne parlant fort à une autre, même à 1 mètre, ne peut pas lui transmettre le virus ? Il paraît que le virus s’envole, mais s’il s’envole justement dans les narines du vis-à-vis ? C’est bien connu les mouvements de l’air écartent gentiment le virus dans la bonne direction.

Un des arguments de l’inutilité du masque en plein air est l’absence de foyers après les grandes réunions qui ont lieu malgré les directives. Mais comment le sait-on ? Ces gens se sont largement dispersés, ils n’ont pas été dépistés à la sortie de la réunion, la période d’incubation peut même être supérieure à deux semaines, et les formes asymptomatiques sont les plus nombreuses, surtout s'il s'agit de sujets jeunes, ce qui est habituellement le cas dans ces réunions.

Parmi ces infectiologues, il y en a un (Pr Caumes) qui, pour montrer les incohérences du port du masque dans la rue, a déclaré en substance et pas peu fier de sa remarque : « des gens masqués vont passer dans la rue devant des terrasses où les consommateurs ne sont pas masqués ». Mais cher professeur, je ne vois pas où est l’incohérence. Cette disposition évitera aux gens sur le trottoir de contaminer, s’ils stationnent et parlent fort (notamment lorsqu’ils téléphonent) ceux qui sont en terrasse et qui, eux, n’ont aucune protection. Puis-je me permettre de vous trouver un peu idiot pour un spécialiste des maladies infectieuses. 

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K
Enfin, le port du masque serait accepté si, au plus fort de l'épidémie de SIDA, on avait écumé les baqueroumes parisiens et autres lieux de drague homo ainsi que les maréchaux pour coller une amende ou carrément la taule pour toute saillie ( orale,anale ou vulvaire, vous voyez je ne suis pas sectaire) non protégée par un préso homologué NFVous imaginez si cela avait été ?Services de maladies infectieuses quasi vides, désertion du marais par nos frères paydays, etiolement des revendications vengeresses lors de la gay praide....Nous ne vivrions plus dans le même mondeD'ailleurs, toujours pas de vaccin contre le sidoche, faut il le préciser ?En revanche, plus de morts du covide que du SIDA,ou alors j'ai mal vu
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B
Pourquoi tant de haine, ou de mépris ?<br /> Même chez les "rageux" parfois évoqués "en marge" ;-) de vos articles je crois qu'on ne trouve pas autant de violences verbales et d'insultes ou d'attaques sur le physique des contradicteurs.<br />  <br /> C'est votre droit absolu (et même votre devoir, pourquoi pas) de porter, faire porter et vouloir faire porter le masque, dans la joie et la bonne humeur, à tout le monde pendant au moins les deux années à venir : dès l'âge de six ans, dans toutes les rues de toutes villes de quelque importance et dans les sous-bois ou sur les plages, 24 h. sur 24, pour toute activité professionnelle ou ludique ou culturelle ou privée ou familiale, ou... etc... . On ("on"...) dit que certains enfants de 10 à 12 ans ont une peur panique de mourir et de faire mourir leurs parents et grands-parents s'ils les embrassent ou s'ils ne portent pas de masque<br />  <br /> C'est mon droit de ne le porter que contraint et forcé pour éviter un passage-à-tabac musclé et/ou éviter une amende de 135€, de pouvoir le dire sans passer pour un gros débile complotiste et aussi et surtout de pouvoir écouter certains spécialistes, ceux qui pérorent et se vantent sur les plateaux de télé, mais que j'ai parfois envie d'entendre, même s'ils sont catalogués comme forcément (un peu) idiots car en désaccord avec les décisions gouvernementales et avec votre injonction de se taire...<br />  
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K
Revenons sur cette histoire de démonstration de l'utilité du masqueVous savez qu'en médecine, les choses sont rarement figéesTrois exemples1) dans ma jeunesse, j'ai beaucoup fait pour les voies biliaires, à l'époque,laisser une prothèse métallique fixe expansée dans le cholédoque était strictement prohibé, on pouvait pas rincer le matériel, bref on était un assassinÀ l'heure actuelle, il serait impensable de laisser un drain en silastic dans le cholédoque2) dans l'ulcère gastrique, il y a encore 15 ans, personne ne donnait d'antibiotiques, aujourd'hui plus personne n'envisagerai de traiter un ulcère sans antibiotiques3) il y a encore 30 ans, le cancer de la prostate n'était jamais opéréDepuis 20 ans, on les opère sous cœlioscopieDepuis 5 ans, on freine à mort sur la chirurgie, pour traiter par irradiation in situ
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S
Dr Wo, autour de l'oracle de Marseille s'est formé le camp gourou.<br /> Or le masque est devenu obligatoire dans toutes les rues de Marseille, donc les édiles doivent avoir des doutes.<br /> Et les maires des communes les plus petites, les trous-du-cul-du-monde-rural, de leur emboîter le pas : masque obligatoire. Bientôt le garde-champêtre va venir vous verbaliser jusque dans votre jardin.<br /> Comme le titrait LCI canal 26 ce vendredi : Bienvenue en Absurdie !
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U
Bonjour Dr,En vertu d’un proverbe que j’aime tant : « si je pouvais échanger tout ce que je sais contre tout ce que je ne sais pas... je ferais la meilleure opération de ma vie ».... si on rajoute le principe de prudence voire de précaution, il ne fait aucun doute qu’on doit TOUS porter un masque, se méfier des ses mains et surtout éviter de les porter au visage sans se les laver ...Maintenant, et après plus de 6 mois de pandémie du Covid, force est de constater qu’il y a deux groupe de malades.... les très vulnérables et les autres.... ces derniers étant majoritaires l’opération pourrait être plus délicate même dans un cadre d’intérêt général recherché....Espérant que civisme et respect de l’autre l’emportent car essayer de nous faire peur avec des milliers de malades majoritairement jeunes et asymptotiques pourrait provoquer l’effet inverse... alors oui « les français sont des veaux »... mais à condition que la communication soit bonne....Je souhaite bcp de courage au gouvernement, aux forces de l’ordre pour faire respecter l’ordre décidé et aux personnels soignants qui seront très possiblement d’ici un gros mois de nouveau au front ....Bon dimanche
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C
Vous avez raison, on est dans l'incohérence la plus totale.<br /> Ceux qui pensent qu'on devrait laisser à chacun le choix de mettre ou pas le masque partent du principe que le masque protège le porteur du masque.  Donc là, il y a une cohérence interne : "ceux qui veulent crever n'ont qu'à pas le mettre, moi, je mets mon masque et je suis protégé !"<br /> Le problème est que le masque protège davantage les autres que le porteur du masque.  Un peu suivant le principe que c'est le slip de mon voisin qui me protège de son incontinence, plutôt que mon propre slip.<br /> Et là la logique s'inverse. Ainsi moi, en portant un masque, je protégerais le gros débile complotiste, anti-masque, anti-vaccin et j'accepterais dans le même temps de respirer (malgré mon masque) ses postillons délétères?<br /> Non, cela ne se fera pas. Ou par la persuasion ou par la force, l'un des deux camps va céder. Et à mon avis, ce ne sera pas les porteurs de masques.  <br />  
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K
On sait qu'après des réunions en plein air, il y a eu des clysteresTemoin, la réunion des évangélistes de l'est de la FranceD'un autre côté, des n'haigres ou assimilés qui se tiennent par la main en couinant"Jésus Jésus" bon, ça devait arriverL'inutilité ou l'inssuportabilite (si vous m'autorisez ce néologisme) du masque dans les rues vient surtout du ressenti qui s'y attache par les exemptions à son port, décidées par les pouvoirs publics ( phrase alambiquée, pas vrai ?)Ainsi un motard, avec casque et visière, devra porter un masque sous son casqueUn cycliste en plein effort,postillonant et crachant ses glaires en haut d'une côte en sera dispenséUn piéton peinard, pas essoufflé devra porter un masqueUn joggeur, essoufflé ,crachouillant en sera dispenséUn automobiliste, même en décapotable, en sera dispenséUn voyageur, seul dans son wagon de métro ( reconnaissons que ça n'arrive pas souvent) devra le porterTrouvez moi la logique sous jacente dans ces quelques exemples
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