Il fait chaud. La femme nue assoupie étreint le lit, la tête dans ses bras en berceau.
Il fait chaud. Le corps découvert, alangui dans la beauté de son impudeur, dans le charme de sa candeur.
Une heure de sommeil volée sur la nuit à l'ombre de la chambre fleurie. Dehors le soleil frappe sur les volets fermés.
Au pied du lit, les vêtements éparpillés, de trop, et un chien endormi.
Il fait chaud. La femme s'est abandonnée, nue, sans retenue, dans la chaleur de l'été
Paul Obraska
Pierre Bonnard "Sieste"