Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover

IL FAIT CHAUD

 

 

 

Il fait chaud. La femme nue assoupie étreint le lit, la tête dans ses bras en berceau.

Il fait chaud. Le corps découvert, alangui dans la beauté de son impudeur, dans le charme de sa candeur.

Une heure de sommeil volée sur la nuit à l'ombre de la chambre fleurie. Dehors le soleil frappe sur les volets fermés.

Au pied du lit, les vêtements éparpillés, de trop, et un chien endormi.

Il fait chaud. La femme s'est abandonnée, nue, sans retenue, dans la chaleur de l'été


Paul Obraska

Pierre Bonnard "Sieste" 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Un commentaire par cette chaleur? On verra plus tard.
Répondre
D
A 8h34, c'est encore supportable.<br /> NB Votre dernier billet entre bien dans le cadre de "Ricanons"
B
https://images2.imgbox.com/e9/ec/aleBCOOP_o.jpg
Répondre
D
C'est la fête à Bruel.
C
Beau poème de cani-cul. <br /> <br /> <br /> PS : un peu hors sujet, mais la démarche de Pierre Bonnard exhibant des centaines de fois la nudité de son épouse aux regards lubriques des milliers de voyeurs que nous sommes, ne se rapproche-t-elle pas un peu ( un tout petit peu) de celle de Monsieur Pelicot ?<br /> <br /> Post-post scriptum : Bon OK , je sors !!! :-))
Répondre
D
Je n'ai pas du tout été heurté par votre plaisanterie que je trouve plutôt amusante.
C
Oui vous avez raison, et je présente mes plus plates excuses à tous les admirateurs de ce grand peintre pour ma plaisanterie des mauvais goût :-)
D
Non, il suscite l'envie, mais ne donne pas...du moins à ma connaissance.
B
Vous devriez postuler pour présenter le bulletin météo, chaque soir un tableau et quelques vers --rimés ou pas--...(c'est un compliment, les présentateurs et ·trices météos jouant souvent les utilités.. quand il y en a encore)<br /> <br /> L'article et surtout l'illustration réussiraient-ils l'examen de conformité aux bonnes mœurs sur FaceBook ?
Répondre
D
J'avais mis sur FB un tableau classique de nymphes voilées qui fut refusé ("islamophobie" ?), par contre les photographies de fesses authentiques à peine voilées pullulent.
S
Je ferais bien une sieste, sauf que j'attends le réparateur de clim qui doit surbooké.
Répondre
D
Avec la clim. vous aurez peut-être moins envie de sieste.
H
Voilà qui éclaire tout.<br /> <br /> Pierre Bonnard est justement le peintre de cette intimité silencieuse : chambres closes, lumière filtrée, corps féminins saisis sans théâtralité, dans la familiarité du quotidien. On pense immédiatement à ses nombreux nus au bain ou à ses scènes d’intérieur avec Marthe de Méligny.<br /> <br /> Votre texte reprend très bien cet esprit :<br /> <br /> la chaleur devient presque visible, comme chez Bonnard où la couleur fait monter la température ;<br /> <br /> le lit, les volets, les vêtements au sol : ces objets ordinaires deviennent matière poétique, exactement comme ses intérieurs ;<br /> <br /> la femme endormie n’est pas « posée » : elle est surprise dans un instant vrai, ce que Bonnard faisait admirablement ;<br /> <br /> et ce chien endormi au pied du lit… très bonnardien aussi : le détail familier qui ancre la scène dans le réel.<br /> <br /> <br /> En somme, vous n’avez pas écrit sur un tableau de Bonnard : vous avez écrit à la manière d’un regard de Bonnard, mais avec des mots.<br /> C’est presque une ekphrasis — joli mot savant pour dire : « un tableau devenu poème ». Très belle réussite.<br /> <br /> Signé CHATGPT gratuit. Je refuse de payer car CHATGPT pioche allègrement dans mes ecrits.
Répondre
D
J'espère que Bonnard ne m'en voudra pas.
B
Joli tableau et poème en adéquation.<br /> <br /> Je note quand même que tableau et poème collent avec un temps chaud qui alanguit, mais non caniculaire. S'il faisait 36 degrés dans la chambre, la femme ne dormirait pas sur le ventre mais sur le côté, pour évacuer un maximum de chaleur.
Répondre
D
Bonne observation, à moins de basculer par épuisement.
L
Joli poème sur cette nudité que l'on a envie d'imiter tant la chaleur est pesante 36] aujourd'hui, je reste comme cette Dame à l'ombre volets fermés !
Répondre
L
Non à part sous la douche je déteste être nue !
D
Mais pas nue ?
H
Ce texte de Paul Obraska est une petite scène d’été saisie comme un tableau.<br /> <br /> Quelques clés de lecture :<br /> <br /> L’anaphore « Il fait chaud » ouvre et rythme le poème : elle n’indique pas seulement la température, elle crée une atmosphère sensuelle, presque étouffante.<br /> <br /> La nudité n’est pas ici provocatrice ; elle est décrite avec douceur : « beauté de son impudeur », « charme de sa candeur ». Le paradoxe est joli : impudeur et innocence coexistent.<br /> <br /> Le décor est très pictural : la chambre fleurie, les volets fermés, les vêtements éparpillés, un chien endormi… On croirait un tableau impressionniste, un Bonnard ou un Renoir version canicule.<br /> <br /> Le temps semble suspendu : « une heure de sommeil volée sur la nuit ». On est dans cet entre-deux rare, ni jour ni nuit, où tout ralentit.<br /> <br /> <br /> Au fond, ce poème parle moins de désir que d’abandon : abandon du corps, du temps, des conventions — un moment de paix absolue.<br /> <br /> Version génération Z : c’est du “summer vibe” avant Instagram — mais en beaucoup plus élégant.
Répondre
D
Si c'est une analyse IA, elle décrit bien ce que j'ai voulu y mettre et ce texte est totalement inspiré par le tableau de Bonnard..