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On dit que les élections sont des « pièges à cons ». Est-ce à dire que ceux qui ne votent pas sont moins cons ? J’en doute. Serait-il préférable d’habiter un pays où, soit il n’y a pas d’élections, soit, quoi que la population pense de ses gouvernants, ceux-ci obtiennent toujours entre 90% pour les plus modestes à 98% pour les plus cyniques qui admettent tout de même que 2% ne votent pas pour eux, 2% de scrupule, ce n’est tout de même pas lourd. Dans les démocraties, les résultats des élections sont en général bordéliques reflétant ainsi le monde réel qui est incontestablement un bordel où les gens ont des avis différents et les expriment, ce qui gêne évidemment pour gouverner.
A Paris, comme dans d’autres grandes villes, le mode de scrutin a changé, et à mon avis en bien, puisque le vote pour le maire d’arrondissement est séparé de celui du maire de Paris. Avant, on ne votait pas directement pour la personne que l’on préférait pour être maire de la capitale. L’inconvénient est que la feuille où s’inscrit l’équipe du postulant pour la mairie est immense en regard de l’enveloppe qui, elle, est minuscule et dans laquelle il faut l’introduire en la pliant en huit. Cette manœuvre peut poser problème pour les tremblants, et ceux-ci ne manquent pas, puisque plus on est vieux, plus on vote, ce qui voudrait peut-être dire que plus on est vieux plus on devient con, ce qui n’est pas exclu. Quant à l’espace réservé à la signature, il est si minuscule que je n’ai pu y mettre qu’une petite crotte que je ne reconnaîtrais même pas.
Mais j’ai voté, est-ce que je me sens plus con ? Ni plus, ni moins qu’avant.
Illustration : John Slolan « Soir d’élections »
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