Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

238 bis. C'est toujours un problème cornélien

L'Aide Médicale d'Etat (AME) étant à nouveau en discussion (vive) à l'Assemblée Nationale, je me permets d'éditer à nouveau un article datant de Février 2017

ARTICLE 7 (article r.4127-7 Du CSP)
Le médecin doit écouter, examiner, conseiller ou soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient leur origine, leurs mœurs et leur situation de famille, leur appartenance ou leur non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion déterminée, leur handicap ou leur état de santé, leur réputation ou les sentiments qu’il peut éprouver à leur égard. Il doit leur apporter son concours en toutes circonstances. Il ne doit jamais se départir d’une attitude correcte et attentive envers la personne examinée.

ARTICLE 9 (article r.4127-9 Du CSP)
Tout médecin qui se trouve en présence d’un malade ou d’un blessé en péril ou, informé qu’un malade ou un blessé est en péril, doit lui porter assistance ou s’assurer qu’il reçoit les soins nécessaires. 

Les visiteurs de ce blog doivent se demander pourquoi je leur inflige la lecture de ces deux articles du Code de déontologie médicale édité par le Conseil de l’Ordre des médecins car il est totalement improbable que Mme Marine Le Pen puisse se trouver parmi ces visiteurs, mais c’est peut-être dommage.

Bien que ne figurant pas dans ses « 144 engagements présidentiels », elle a confirmé que les étrangers devront « assumer » s’ils sont malades. « Assumer » me paraît un euphémisme. Si Mme Le Pen arrive au pouvoir, les étrangers, même en situation régulière, devront subir un délai de carence de deux ans avant de bénéficier du remboursement des soins. Ce qui ne devrait poser aucun problème car il est bien connu que la plupart des immigrés viennent en France pour y dépenser leur fortune.

Mais qu’en sera-t-il des clandestins ? La réponse de Marine est d’une simplicité biblique (si j’ose mêler la religion à cette épineuse question) :  "Normalement, il n'y a pas de clandestins dans un pays si la loi est appliquée".

Elle est évidemment irritée par l'Aide médicale d'Etat[1] : "l'intégralité des soins sont pris en charge pour les clandestins, ce qui n'est pas le cas pour les Français. Ça, c'est terminé".

Oui, mais comment ? Imaginez un pauvre hère, clandestin ou en situation régulière, qui gagne à peine de quoi survivre, arrivant aux urgences en train de crever, que devra faire le médecin ou le chirurgien ? Le personnel hospitalier devra-t-il le brancarder et le déposer sur le trottoir ? S’il arrive dans un cabinet médical, le praticien le soignera sûrement dans le respect du Code de déontologie, et s’il a des médicaments, il lui en donnera. Et s’il le fait sa salle d’attente sera prise d’assaut.

Le médecin ne peut plus faire comme aux temps anciens où il soignait gratuitement les pauvres mais se rattrapait sur les riches.

 

[1] « L'AME est attribuée sous conditions de résidence mais aussi avec un plafond de ressources : 10339 euros annuels en France métropolitaine pour une personne. C'est le même plafond que celui de la CMU complémentaire, qui bénéficie aux Français ou aux personnes en situation régulière. » 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Les clandestins sont emprisonnés car ils ont transgressé la loi française. Puis soignés comme n’importe quel détenu. Et maintenus en détention quelques mois pendant pour assurer une convalescence efficace.<br /> Ensuite négociation. Soit retour au pays, soit séjour en prison. Bien évidemment les frais inhérents aux soins et à l’hôtellerie seront facturés au pays d’origine. Si ce pays refuse on coupe les aides au développement et les visas.<br /> C’est simple.
Répondre
B
Enfin des propos qui ne sont ni ridicules ni incompréhensibles comme j'en commettais avant d'avoir vu et entendu la Lumière.<br /> <br /> Tout est si simple et si clair, si simple... par exemple "Zemmour arrive au pouvoir. Le lendemain il interdit de parution tous les journaux gauchistes. Et brouille les ondes de France tv et Radio France..."<br /> Bon sang, mais c'est bien sûr come disait l'inspecteur Colombo (enfin je crois que c'est lui, ou alors c'est Alexandre-Benoit Bérurier ?)
D
Vous devriez faire de la politique en proposant la possibilité d'un avenir enchanté où tout le monde est gagnant.
B
Je ne comprends pas en quoi mes propositions s’écarteraient de l’Etat de droit.<br /> Au contraire, en homme de gauche humaniste, assoiffé de justice sociale, mon programme remettrait tout le monde à égalité devant la loi, contribuerait à maintenir les forces vives de l’Afrique sur place en évitant les drames de la migration, et réduirait le déficit de la sécu qui est une conquête des socialistes.
D
C'est apparemment simple en théorie. Il faut s'écarter de l'Etat de droit, c'est possible, mais toujours dangereux même pour les citoyens français. Pour l'accueil de ses ressortissants par le pays d'origine c'est plus aléatoire, mais pas impossible avec quelques conflits diplomatiques qu'il faut assumer si l'on n'est pas perdant..
B
Il y a des précisions et des mises au point à apporter.<br /> J'ai travaillé pendant près de 12 ans comme responsable (adjoint aux cadres) de la facturation des frais de séjour.<br /> Un hôpital de 1000 à 1200 lits, je crois, en grande banlieue parisienne. Des urgences déjà saturées à l'époque et des "lits-porte" plus que ne pouvaient en gérer le personnel.<br /> Je n'ai jamais, JAMAIS, vu un seul de ces cas de "pauvre hère, clandestin ou en situation régulière, qui gagne à peine de quoi survivre, arrivant aux urgences en train de crever".<br /> J'ai vu, par contre, aux urgences des accidents du travail rester de heures avec un clou rouillé planté dans le pied ou avec un de leurs doigts coupés enroulé dans un mouchoir (exemples)<br /> J'ai vu aussi des maliennes ou des zaïroises parturientes venues faire du tourisme dans la région se rendre compte in extremis qu'elles étaient arrivées à terme, et que le Service Social de l'établissement devait faire fissa autant que la sage-femme<br /> J'ai aussi vu des "clients" chaine et gourmettes de 500 grammes en or venir faire le foin pour quelques dizaines d'euros de forfait hospitalier faute d'avoir présenté les justificatifs lors de l'admission<br /> <br /> Les articles 7 et 9 sont parfaits vus depuis la salle de garde ou le bureau du médecin-chef, mais dans la vraie vie d'un hôpital (du moins ce que j'en connais en tant qu'administratif) leur portée reste limitée<br /> <br /> <br /> PS je ne voulais pas contester votre analyse de la situation mise en abyme avec les positions d'un parti que vous exécrez, mais apporter un témoignage.<br /> <br /> Désolé, je ne le ferai plus qu'en cas de nécessité<br /> <br /> <br /> PPS qu'en pense votre frontiste zémourien préféré ?
Répondre
D
Je n'ai rien à redire à votre témoignage. Je me suis simplement mis dans la peau du médecin que je suis devant la difficile question à trancher entre humanisme (et je ne suis pas croyant) et nécessités économiques. La question est : comment corriger les abus du système et voir comment font les autres. Par ailleurs, je n'exècre pas le RN d'aujourd'hui, je reste méfiant devant ses incohérences et ses promesses en le soupçonnant d'avoir acquis un vernis acceptable que pour prendre le pouvoir.
P
Il y a les urgences et il y a les soins donnés à des étrangers qui viennent en France se faire soigner à nos frais. Même les plus pauvres des "hères" ont payé cher pour que les passeurs les amènent en France. Peut-être pourraient-ils garder un peu d'argent pour se faire soigner?<br /> Je suis énervé: je viens de coûter deux cents euros à la sécu et j'ai dû payer vingt-neuf euros de ma poche en plus.
Répondre
D
Il y a effectivement des gens qui viennent se faire soigner en France (et parfois ce ne sont pas les plus pauvres), mais la plupart ne s'expatrient pas pour cette raison : ils deviennent malades, alors que faut-il faire ? Ce qui ne veut pas dire qu'il faut continuer à être laxiste dans les soins distribués.
L
Ils viennent "prendre" tout ce qu'il peuvent, mais surtout garder leur us et coutumes en essayant de nous les faire adopter par la force s'il le faut : tueries, viole, voles, etc... je trouve qu'on devrait les renvoyer chez eux manu militari, mais... ce n'est pas notre petit président qui le fera, alors si Marine veut le faire, il ne faut pas lui mettre des bâtons dans les roues !
Répondre
D
Tout le monde est d'accord (sauf LFI) pour un immigration choisie mais renvoyer les gens dans leur pays d'origine est souvent difficile et j'ignore si MLP serait capable de le faire. En attendant l'attitude médicale à avoir est bien délicate à moins de se dépouiller de toute humanité.