20 Août 2025
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La fillette russe Macha Moskaliev, qui a aujourd’hui 15 ans, a osé faire à l’école, en 2022, ce dessin contre la guerre menée par son pays contre l’Ukraine assorti du slogan :"Non à Poutine [et] à la guerre" sur le drapeau russe et « gloire à l’Ukraine » sur le drapeau ukrainien. L’enseignante de la fillette, bien que sachant que la vérité sort souvent de la bouche des enfants, a immédiatement alerté la directrice, laquelle a appelé la police, entraînant l’intervention des forces de l’ordre, puis du FSB. On ne plaisante pas avec les dessins d’enfant.
Cette œuvre subversive a valu à Macha d’être placée dans un orphelinat et à son père de passer finalement deux ans en prison pour avoir "discrédité l'armée russe". Le père et la fille ont par la suite quitté la Russie pour l’Arménie où ils ne sont aucunement à l’abri des agents russes, comme tous les dissidents, dénomination qui nous ramène au bon vieux temps de l’Union soviétique dont Poutine a la nostalgie. On reconstitue un rêve comme on peut : pour la répression et les assassinats d’opposants, c’est réussi, pour les territoires à dominer, c’est plus difficile, mais le maître du Kremlin s’y emploie avec application en prétendant être menacé de toutes parts, ce qui, avouons-le, doit être inconfortable de craindre chaque jour de voir son immense pays être envahi par les multiples pays frontaliers qui ne sont là que pour l’encercler ou pour y distiller par capillarité l’affreux goût de la démocratie lorsqu’il sont pourvus eux-mêmes d’un régime démocratique, ce qui n’est heureusement le cas que du côté ouest.