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Quand un pro-Poutine et un anti-Poutine se rencontrent que peuvent-ils bien se raconter ? Donald Trump est un pro-Poutine direct : il dit du bien de Poutine et du mal de Zelensky. Pour lui, Poutine se défend et Zelensky est le fauteur de guerre. Les deux caractéristiques des pro-Poutine directs sont le mensonge et la révision de l’histoire, ce sont également les deux traits de celui qu’ils défendent.
Les pro-Poutine indirects ont gardé un certain sens moral. Ils ne peuvent pas défendre directement Poutine, c’est tout de même un criminel de guerre dont l’armée s’en prend sans la moindre réticence et brutalement à la population alors que les soldats ukrainiens ne se cachent pas comme le Hamas parmi les civils. Par pudeur, les pro-Poutine indirects évitent de parler de Poutine, on pourrait même croire à les entendre que dans cette guerre, le maître du Kremlin et son armée plutôt bigarrée n’existent pas. Ils ne parlent que de Zelensky pour dire que c’est un ancien pitre, un pourri, un corrompu (c’est assez courant en Ukraine) et que les armes qu’on lui livre, en se saignant, sont en fait revendues aux islamistes ou aux cartels mexicains comme l’affirme le complotiste Tucker Carlson.
Alors quand l’un enterre la vérité, par intérêt, et que l’autre tente de sauver son pays en parcourant le monde pour trouver de l’aide, qu’ont-ils bien pu se dire ? L’un et l’autre ne sont-ils pas penchés en avant comme dans un dialogue de sourds ?
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