Dimanche dernier nous sommes allés à la Bourse du Commerce rénovée pour voir la collection Pinault « Corps et âmes ».
Le monument lui-même vaut le déplacement. Tout est circulaire un peu comme une arène romaine, il ne manque que les sièges dans les gradins.
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Les œuvres exposées : peintures, photos, sculptures, films sont pour la plupart des œuvres d’artistes afro-américains ou africains.
A mon avis, le chef d’œuvre de cette exposition est le fascicule d’explications sur lequel est précisé que le livret est fabriqué en papier recyclé et que l’on nous invite « à le déposer dans l’urne de sortie pour être à nouveau recyclé ou réutilisé dans une logique d’usage circulaire écoresponsable ». Je me suis donc senti coupable de le conserver pour le ramener chez moi. J’ai en effet la fâcheuse habitude de lire les explications des œuvres après les avoir vues.
C’est donc une fois revenu chez moi que j’ai constaté que je n’avais rien compris à cette exposition, car toutes les œuvres délivraient des messages décrits dans ce livret avec un lyrisme à vous couper le souffle. Les œuvres d’art délivrent à présent des messages politico-historiques. Fini l’émotion et la beauté, l’art est devenu cérébral. Ce qui permet à des peintres (en bâtiment ?) de ne rien mettre sur un tableau en faisant confiance à votre cerveau pour le remplir.
Dans cette exposition, les œuvres existent incontestablement et pour celles qui attirent le regard, plus surprenantes que belles. Mais qu’est-ce que la beauté ? Peut-être que la beauté réside dans le message, mais je n’ai compris pratiquement aucun de ceux qui m’ont été délivrés alors que leur secret était enfoui dans ma poche, c’est malin.
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Beau portrait
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Là, le message m'a échappé
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Le surveillant est en adéquation avec les oeuvres
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"La musique y devient une présence à la fois terrestre et onirique comme une consolation de l'âme...et voguant vers le néant, ou des musiciens jouant du xalam dans une décharge à ciel ouvert en plein Nairobi (Kenya) représentés par Armitage" (le livret)
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"Entre violence, sexisme et affirmation d'un corps libéré, les oeuvres dansent une chorégraphie où l'immobilité et la passivité cèdent la place à la remise en mouvement des énergies vitales retrouvées. la représentation des corps devient polyphonique et laisse transparaître la fragilité autant que les pulsations dynamiques d'un corps qui reprend possession de son rapport à l'autre et au monde. Aux nus allongés du passé répondent...les peintures de Kerry James Marshall. Pour la toile intitulée Beauty Examined (ci-dessus), ce dernier revisite ... La leçon d'anatomie (1632) peinte par Rembrandt". Ben voyons...
Pour finir nous avons eu droit à huit tableaux monumentaux du peintre allemand Georg Baselitz qui "parachève la danse des corps" et qui "s'adresse autant au corps qu'à l'esprit" (le livret)
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"Dans l'obscurité, dramatiques et spectaculaires, les huit tableaux suspendus dans l'espace forment un huis clos, un théâtre où le corps vieillissant de l'artiste est le seul protagoniste. Inspirés notamment des dernières peintures de Pablo Picasso, mais aussi des oeuvres de Lucas Cranach l'Ancien, d'Egon Schiele ou encore d'Edvard Munch, ces corps semblent danser à l'envers"(le livret). En effet ce peintre à la manie de représenter les figures tête en bas, ce qui lui a permis de se singulariser. Notons que le corps représenté ici a une hématospermie.
Heureusement que j'ai amené le livret de l'exposition chez moi.