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A propos du "racisme anti-Blanc"

Fabien Roussel, secrétaire général du Parti communiste français vient de rejoindre la porte-parole du gouvernement en affirmant que « le racisme anti-blanc » existe bien, il a ainsi décontenancé sa propre famille politique et suscité des réactions outrées de plusieurs députés de gauche après avoir dit sur le plateau de CNews « Bien sûr que le racisme anti-blanc existe, comme le racisme anti-noir, anti-chinois, anti-asiatique... C’est terrible ce racisme de toutes sortes ».

Ce qui est scandaleux pour ces députés de « gauche » est que Fabien Roussel, censé être de gauche, utilise une formule et un concept couramment utilisés par l’extrême droite, ce qui aux yeux de la « gauche » est automatiquement condamnable sans envisager un seul instant que l’extrême droite puisse avoir raison de les utiliser. Jugement qui découle du fameux : « d’où tu parles » qui conduit à estimer vrai ou faux le discours selon le lieu partisan d’où il provient. La vérité du discours importe peu, il est vrai ou faux en fonction de la personne qui le prononce.

La « gauche » écarte le terme de « racisme » car pendant de longs siècles la France n’ayant été peuplée que par des Blancs, il n’y a pas de connotation historique d’oppression et qu’il n’y a en France – pour l’instant - aucune discrimination sociale inhérente au faible contenu mélanique de la peau. A moins de considérer que le départ plus ou moins obligé des Blancs de certains quartiers dits « défavorisés » est une forme de discrimination négative.

A la définition du racisme établissant une hiérarchie des « races » à partir de différences évidentes ou supposées, s’est substituée une définition basée uniquement sur les différences qui portent surtout sur des traits physiques en attribuant à celui qui en est porteur des moeurs censées exister pour tous les membres du groupe que l’on rejette sans tenir compte de chaque individualité. Le rejet de ces différences conduise à l’hostilité, voire à la haine indistincte pour l’ensemble du groupe.

Dans la xénophobie la différence ne porte que sur le fait que l’objet du rejet est de provenance étrangère sans qu’il y ait vraiment d‘autres différences en dehors de la langue. La xénophobie, s’il n’est pas un racisme, n’est pas exempte d’hostilité et même de violence si la proportion des étrangers dans un lieu donné est jugée excessive par rapport aux autochtones.

Le racisme est toujours une attitude de haine qui conduit trop souvent à la violence sur tous les individus du groupe rejeté en se basant sur des différences visibles ou supposées, même si l’objet du rejet est de nationalité française. Ces différences peuvent porter sur l’aspect physique ou la façon de s’habiller surtout si elle a connotation religieuse et on attribue, à tort ou à raison, à ces signes extérieurs des caractères mentaux et un bagage identitaire a priori hostiles d’autant plus qu’il peut l’être parfois.

Est-ce que les « racisés » peuvent éprouver un rejet haineux à l’égard des Blancs ? Bien sûr que oui, par revanche de l’ancien dominé à l‘égard de l’ancien dominateur, surtout s’il estime être encore dominé ou discriminé, et il a tout intérêt à proclamer qu’il l’est toujours, même s’il ne l’est plus.

Le racisme devenu le rejet haineux de l’autre que l’on estime de nature différente a de multiples racines possibles et parfois contradictoires. La haine anti-juive en est un des exemples : pour les nazis le Juif était considéré comme un sous-homme (le fait que des génies comme Einstein était juifs ne les gênait pas) en établissant ainsi un racisme hiérarchique qui touchait également d’autres minorités. Par contre pour la plupart des antisémites, les Juifs, malgré leur petitesse démographique, sont accusés de chercher à dominer le monde et d’occuper indûment des postes-clefs, un jugement hiérarchique inverse de celui des nazis.

La gauche qui proteste contre la notion de racisme anti-Blanc en invoquant l’histoire du racisme, devrait aussi tenir compte de l’histoire qui est également à l’origine de la haine à l’égard des Blancs jugés globalement et définitivement responsables du racisme ancien et présent à l’égard des « racisés ».

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B
Les Africains depuis la fin de la colonisation n’ont de cesse de quitter leurs pays devenus pauvres, violents, sous la coupe de dictateurs captant toutes les richesses, pour rejoindre les pays qui les avaient colonisés. J’imagine que cela doit générer frustration, complexes, ressentiments envers le pays « d’accueil ».
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D
"L'indépendance ça va encore durer longtemps ?" aurait dit un vieil Africain après la décolonisation. Il y a beaucoup d'ambivalence chez les anciens colonisés qui semblent en vouloir à l'ancien colonisateur de leur propre échec ou lui en attribuer la responsabilité (voir l'Algérie). Curieusement les descendants des anciens colonisés demeurant sur le sol français veulent récupérer le statut de victimes (voir "les indigènes de la République").
L
Je pense que Carlus a raison, ces gens-là éprouvent de la haine envers nous; c'est pourquoi il faudrait les renvoyer dans leurs foyers !
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D
L'ennui est que la plupart sont Français.
C
Je crois que dans cette affaire, on confond Haine et Racisme. Ce que l'on appelle "racisme anti-blanc" est en fait la haine du blanc. Mais la haine à elle seule ne définit pas le racisme. Pour être raciste, il faut encore être convaincu que la "race" détestée est une race inférieure. Ce que ne font pas les haineux anti-blanc". Personne ne dit que la "race blanche" est une race inférieure. Quand ils disent " nous détestons les blancs, ce sont des salauds, des criminels, et nous voulons les tuer tous" ils manifestent de la haine pas du racisme. <br /> Mais bon, les racistes de tous bords étant par définition des connards imperméables à toute réflexion rationnelle, on continuera ( à l'extrême gauche) à manifester contre le racisme (mais pas contre l'antisémitisme !!!), et à l'extrême droite à parler de racisme anti-blancs tout en devenant, comme Jean-Marie Le Pen, parrain du petit dernier de Dieudonné, célèbre raciste anti-blanc ( mais qui a l'avantage pour certains d'être encore plus antisémite que raciste anti-blanc)
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D
Le racisme bienveillant est le pire. J'ai connu des gens en Afrique du Sud au moment de l'apartheid dire : "il faut qu'il y ait un apartheid car les noirs ne sont que de grands enfants"
C
La preuve que racisme et haine sont deux notions différentes, c'est qu'ion trouve parfois dans l'histoire des exemples de racisme bienveillant (dans l'intention tout au moins). Jules Ferry , par exemple, déclarait à l'Assemblée Nationale le 28 juillet 1885 : <br /> <br /> " Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (…) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (...) Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l'histoire des siècles précédents,... Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation."
D
Mes remarques sont purement techniques et n'ont évidemment rien de personnelles, j'aimerais que la succession des commentaires puisse être compréhensible surtout lorsque s'engage un échange intéressant.
B
Ça me semblait répondre à la fois au commentaire de Carlus et à votre réponse.<br /> Ceci dit, ça devient difficile de commenter "chez vous". Vous ne supportez pas que j'intervienne dans une discussion (ce que vous acceptez quand ce n'est pas mon fait) pour compléter une ancienne réponse, ça vous gêne que je donne l'adresse de mon blog à un de vos visiteurs à qui vous aviez répondu de chercher sur Google...<br /> Ce genre d'intervention est courante sur d'autres blogs que je visite, sans que ça gêne personne, mais qui peut relancer le dialogue.<br /> Je ne le ferai don plus mais n'y voyez auvune malice de ma part
D
Une appropriation culturelle grotesque qui expose aux yeux du monde leur propre sentiment d'infériorité.<br /> <br /> NB pourquoi ne pas avoir publié votre commentaire, qui se suffit à lui-même, en dehors de la chaîne des réponses, cela aurait été plus clair et il aurait été mieux mis en évidence.
B
Dr WO<br /> Le terme de raciste a tellement été galvaudé qu'il a perdu toute signification, on perle maintenant de racisme anti-chauve ou anti-gros... et ce n'est même plus de la haine mais un vague mépris.<br /> Ce qui n'empêche pas que le racisme anti-blanc existe sous une forme assez inattendue, "surréaliste" et marginale : combien d'"influenceurs" africains ou maghrébins affirment que ce sont leurs ancêtres qui ont construit la Tour Eiffel ou le château de Versailles (par exemple), ou que telle ou telle personnalité de l'histoire était en fait "racisée" avant que les européens ne se les approprient, ou qui ont fait telle ou telle découverte ou invention il y a plusieurs siècles, ce qui implique une "SUPERIORITE" technique ou artistique que les blancs (donc INFERIEURS) ne possèderont évidemment jamais. J'ignore à quel point ils sont eux-mêmes persuadés de leurs élucubrations, mais il est sûr que dans une certaine mesure elles ont une influence sur leur auditoire, certainement plus importante que les cours d'histoire ou de géo ou de sciences et techniques.
D
Dans mon billet je fais la distinction entre la définition ancienne du racisme établissant une hiérarchie entre les "races" définie par des traits distinctifs et la définition actuelle qui n'établit plus une hiérarchie mais qui se contente de différences suffisamment prononcées pour susciter le rejet et la haine d'un groupe sans tenir compte des individualités. Ce qui n'exclue pas le racisme "hiérarchique" affirmé par les racistes "suprémacistes", mais on peut être traité de raciste sans être "suprémaciste".