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Les dictateurs ne sont pas éternels. Ils ont maîtres de la mort des autres mais pas de la leur. D’ailleurs ils ont très peur de la mort. Poutine s’est même ridiculisé lors de la pandémie de Covid-19 en éloignant ses interlocuteurs de la distance d’un terrain de basket. La portée d’un postillon ne dépasse guère 1 ou 2 mètres, à moins que le postillon russe ait une portée calquée sur celle des missiles intercontinentaux dont Poutine menace régulièrement le monde occidental. Les géopoliticiens échafaudent logiquement des théories sur les ambitions et les conquêtes futures d’un dictateur sans tenir compte de sa disparition possible, par contre ses opposants et ses ennemis envisagent sa mort et même l’espèrent pour trouver une solution aux problèmes qu’il leur pose. C’est ainsi que Zelensky a parlé à plusieurs reprises de l’après-Poutine sans préciser s’il s’agissait de sa chute ou de sa mort. L’ennui avec les dictateurs est qu’ils engendrent souvent d’autres dictateurs comme dans la famille des Kim en Corée du Nord ou des Al Assad en Syrie, le suivant pouvant être pire que le précédent. Zelensy peut ainsi espérer la disparition programmée (comme pour chacun d’entre nous) de Poutine, sans savoir si le successeur ne sera pas pire que lui.