• La fable des convictions

    Buffet-clown-derri-re-le-globe.jpgSi l’on regarde sur le long terme l’action des gouvernements successifs, on s’aperçoit qu’un gouvernement de droite fait quelques bêtises de droite, puis une politique de gauche. De même, un gouvernement de gauche fait quelques bêtises de gauche, puis une politique de droite. Un gouvernement d’un bord défait en priorité ce qu’a fait le gouvernement de l’autre bord, mais pour le rétablir plus ou moins par la suite, d’une façon ou une autre, en général en changeant de dénomination. Devant le désordre engendré par ces tribulations, le personnel politique décida d’un commun accord, pour le bien du pays, d’adhérer périodiquement tantôt à un parti de droite, tantôt à un parti de gauche, les adhésions se faisant par fractions réciproques. Ainsi fut fait, et l’on constata rapidement une conduite plus harmonieuse des affaires et moins d’agressivité factice dans les débats. Bien sûr, les électeurs ont été un peu déboussolés, mais un changement du mode de scrutin leur permit de voter plus pour des personnes que pour des partis et ceux-ci devinrent des groupements d’intérêt personnel. Ces GIP ayant pour vocation, d'une part la promotion de leurs membres, et d'autre part d'établir un catalogue, non pas de promesses, mais de solutions de droite ou de gauche, ce qui évita la multiplication ultérieure de commissions pour en trouver, et à leur personnel d’être perdu une fois arrivé au pouvoir.
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    Que dites-vous ? Et les convictions ? Quelles convictions ? Un homme ou une femme politique sensé(e) (je sais, il y en a qui ne le sont pas) choisit de faire carrière en politique pour obtenir un poste ou de préférence plusieurs postes, et tenter de bien gérer les choses ou de masquer une mauvaise gestion pour pouvoir s’y maintenir. Les convictions ce sont les électeurs qui les ont, un(e) politicien(ne) de talent est capable de défendre n’importe quelle conviction. D’ailleurs, les personnages politiques changent fréquemment d’avis, et il leur arrive de se contredire même sur une courte période, ce qui ne semble pas choquer leurs chauds partisans qui les défendent quoi qu’ils fassent et quoi qu’ils disent. On voit qu’être tantôt de droite, tantôt de gauche ne devrait pas poser de problèmes à un(e) politicien(ne) chevronné(e). Bien sûr, il faut se méfier des jeunes qui commencent par croire à ce qu’ils disent, mais s’ils insistent, leur carrière risque d’être brève. Je ne parle pas des fanatiques qui ressortent du domaine de la psychiatrie.
     
     
    « Une araignée dans le plafond du livret APourquoi la publicité est-elle si bête ? »

  • Commentaires

    1
    Samedi 1er Septembre 2012 à 18:53
    Un pays idéal en somme, où l'on choisirait les gens sur leur capacité et non sur leur conviction bredouillante ! Et puis un homme peut faire un bon ministre de l'agriculture et se révéler nul dans un autre ministère. Cette facilité à décider au hasard l'endroit où l'on va les poser m'a toujours laisser pantoise !
    Prendre les talents où ils se trouves et d'où ils viennent n'est pas français, la vanité et les magouilles s'y opposent !
    Bonne soirée Paul
    2
    Samedi 1er Septembre 2012 à 18:58
    Fable pleine de bon sens Doc...!!! Un politique n'est ni plus ni moins qu'un excellent commercial capable de refourguer du PQ comme les joyaux de la couronne. Par définition le français aime l'alternance et va se trouver frustré avec l'exécutif et le législatif confié à une seule tendance, d'où peut être la chute vertigineuse de notre François mimolette dans les sondage. Bonne soirée. ZAZA
    3
    Samedi 1er Septembre 2012 à 19:06

    On a le droit de construire des châteaux en Espagne, encore que ces châteaux ont coûté cher à ce pays.

    4
    Samedi 1er Septembre 2012 à 19:08

    J'attends de sa part un coup de téléphone.

    5
    Samedi 1er Septembre 2012 à 20:59
    Des convictions? Ce n'est pas au programme de l'ENA.
    6
    Dimanche 2 Septembre 2012 à 10:27

    Heureusement. Il n'est pas souhaitable d'avoir des certitudes a priori, alors que les situations se modifient sans cesse.

    7
    Dimanche 2 Septembre 2012 à 11:13
    Pour paraphraser Edgard Faure, célèbre opportuniste, "ce n'est la girouette qui tourne, c'est le vent" !
    8
    Dimanche 2 Septembre 2012 à 11:40

    Un connaisseur qui a mis en application ma fable.

    9
    Dimanche 2 Septembre 2012 à 19:09
    Tout cela est frappé au coin du bon sens. Rien à redire.
    Amitiés.
    10
    Dimanche 2 Septembre 2012 à 19:17

    Ce n'est qu'une fable.

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