« Un homme de 35 ans a entamé à Toulouse une grève de la faim pour protester contre le refus de l´Agence de la biomédecine […] d´accepter son don de moelle osseuse en
raison de son homosexualité, rapporte La Dépêche du Midi »
Cet homme est également exclu des donneurs de sang pour la même raison (et c’est dans la moelle osseuse que se fabrique le sang). Pourquoi les homosexuels masculins prennent-ils cette exclusion pour une discrimination ? Il s’agit uniquement d’une mesure médicale pour limiter la transmission du virus HIV et la contagion du SIDA, au même titre que la mise en quarantaine d’un navire transportant des passagers atteint d’une maladie infectieuse contagieuse ou de l’isolement de malades infectés. Les homosexuels masculins ont un risque beaucoup plus élevé d’être porteur du virus HIV que les hétérosexuels (risque x 50 environ), surtout depuis la baisse de l’utilisation du préservatif comme moyen préventif.
Mais me direz-vous cet homme est probablement séronégatif ? Sûrement, mais comme il existe un temps de latence entre la contamination et la séropositivité, on n’est jamais certain que le sujet n’est pas porteur du virus au moment du prélèvement. Ceci est également vrai pour un hétérosexuel, mais encore une fois le risque qu’il soit contaminé est beaucoup plus faible.
« Frédéric Pécharman [c’est le nom du protestataire] souhaite par son action remettre en cause l´arrêté sur le don du sang signé par la ministre de la Santé le 12 janvier 2009 et fixant les critères de sélection des donneurs, qui exclut toujours les homosexuels masculins ».
Cette grève de la faim est-elle bien raisonnable ?