17 Octobre 2013
Je suppose que « La source » peint par Gustave Courbet n’était pas sainte, car il n’aurait pas été permis à cette dame de s’en approcher en tenue d’Eve (qui, rappelons-le, n’est autorisée qu’au Paradis). Mais pour sa santé, il vaut mieux qu’elle ne le soit pas.
En effet, des chercheurs autrichiens de « l’Institut für Hygiene und Angewandte Immunologie" ont analysé l’eau de 21 sources "saintes" et de 18 bénitiers à Vienne. « 86% des échantillons d’eau analysés contenaient des matières fécales. Ils étaient également infestés de colibacilles, de campylobacters et d’autres entérocoques. Certains échantillons contenaient jusqu’à 62 millions de bactéries cultivables »
Le professeur Kirschner plaide donc en faveur d’écriteaux de mise en garde postés à côté des sources (« Cette source est sainte, mais polluée » ?) et de bénir les fonds baptismaux en y ajoutant une poignée de sel. La pureté sainte n’est plus ce qu’elle était, et l’eau de ville, bien que profane, est nettement plus pure.