Boissy d’Anglas salue la tête de Ferand sur une pique à la Convention
« Il est vrai que, pour la gauche, le sang ne compte pas quand c’est elle qui le verse » (JF Revel, Le voleur dans la maison vide ; p. 551, Ed. Plon).
L’aveuglement pendant des décennies de la gauche française sur les exactions perpétrées par les régimes « progressistes » fut stupéfiant. Aveugle mais aussi sourde aux récits des témoins que les intellectuels de gauche jouissant des avantages d’un pays démocratique, qu’ils semblaient abhorrer, ne manquaient pas d’insulter lorsque ces rescapés révélaient une vérité qui les dérangeait dans leur confort intellectuel de privilégiés.
Longtemps admirateurs de l’Union soviétique, négligeant le Goulag et les tombereaux de sang versé par Staline. Admirateurs de Mao, passant à la trappe les millions de Chinois morts à la suite des lubies idéologiques de leur tyran. Admirateurs du Vietnam réunifié qui, à sa naissance, fut marqué par les camps de rééducation, les fusillés, les innombrables victimes mortes de mauvais traitements et les « boat people », affrontant la mort en mer pour s’échapper de ce nouveau paradis communiste. Admirateurs des Khmers rouges avant de s’apercevoir qu’ils étaient fous.
Mais cet aveuglement existe toujours. Regardez Mélenchon, soutenu par un parti communiste toujours là, ancien trotskiste dirigeant dans les années 1970 « l’Organisation communiste internationale » à Besançon. Admirateur de Robespierre qui a largement contribué à ensanglanter la Révolution française, coupant des têtes de révolutionnaires qui valaient mieux que lui comme celles de grands esprits et d’innombrables innocents. Admirateur sans réserve de Chavez qui a laissé son pays dans un triste état et qui envisage peut-être d’administrer la même potion au nôtre. Admirateur grotesque de Fidel Castro dont la tête d’assassin de son compagnon, Che Guevara, a longtemps figuré sur la poitrine de la jeunesse du monde entier. Il est vrai, comme le pense Mme Royal dans sa touchante naïveté, qu’un pays touristique ne saurait avoir de prisonniers politiques.