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La FIFA ne rend pas rond que les ballons

Publié le par Dr WO

La FIFA est une multinationale qui tire ses bénéfices de tous bords. Présidant un sport qui se joue avec les pieds, la santé n’est pas dans ses objectifs. Il est vrai que la santé ne rapporte pas de l’argent mais en coûte. Elle ne répugne donc pas à permettre une large publicité pour les vendeurs d’alcool, en particulier pendant le Mondial, une bonne occasion pour se saouler.

Un article (rapporté par Jean-Yves Nau dans « Slate.fr ») est paru dans le British Medical Journal (BMJ) faisant état d’une enquête de Jonathan Gornall sur la façon dont les géants mondiaux de la bière ont investi l’industrie du football («World Cup 2014: festival of football or alcohol?»). La FIFA veille donc « honnêtement » aux intérêts financiers de ses partenaires (notamment Budweiser, l’un de ses sponsors officiels) et fait pression (si j’ose dire) sur les gouvernements organisateurs.

La FIFA avait convaincu le gouvernement britannique de laisser les pubs ouverts plus longtemps pendant le Mondial 2010. Elle a obtenu de celui du Brésil que le texte « statut du supporter » qui interdit depuis 2003 la consommation d’alcool dans les enceintes sportives du Brésil soit suspendu pendant la Coupe du monde. Et mieux, la FIFA a exigé du Qatar, pays musulman où la législation sur l’alcool est sévère, l’autorisation de la vente d’alcool aux supporters en 2022.

Ce mariage contre nature entre sport et alcool, l’encouragement pour les jeunes à boire n’est pas sans conséquences : pendant le Mondial 2010, les jours où l’Angleterre jouait, les services des urgences britanniques ont enregistré une augmentation de 37,5% des agressions souvent associées à la consommation d’alcool. D’ailleurs la ligue de football outre-manche et la plupart de ses clubs sont sponsorisés par l’industrie des boissons alcoolisées.

Dans le football, les corps sont sains, mais l’esprit…

Publié dans alcool, FIFA, football

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Faut-il supprimer le Mondial de football ?

Publié le par Dr WO

Certes, les jeux du cirque sont la meilleure façon de distraire le bon peuple de ses préoccupations, et de détourner son regard des jeux du pouvoir ou de ses incapacités, mais cette manifestation comme d’autres manifestations sportives planétaires n’est-elle pas globalement négative ?

La question se pose, car ces spectacles mondialisés coûtent souvent plus cher qu’ils ne rapportent, et ils servent d’abord à gonfler le prestige d’une classe dirigeante, surtout lorsque celle-ci a beaucoup à se faire pardonner.

La question se pose lorsque les statistiques montrent que l’on observe chez les supporters pendant le Mondial une recrudescence de la consommation excessive d’alcool, des accidents de la route, des accidents cardiaques, des suicides et des dépressions. Une équipe qui perd entraîne chez ceux qui la soutiennent un stress émotionnel, cumulatif au fil des matchs, qui peut avoir davantage de conséquences délétères que lorsqu’elle gagne.

« Selon une enquête réalisée dans la ville allemande de Munich, les admissions hospitalières pendant le Mondial 2006 ont augmenté de 266 % les jours où la Mannschaft jouait… Des chercheurs de l'Université de Birmingham au Royaume-Uni ont même préconisé que les séances de tirs au but soient bannies "pour des raisons de santé publique", après avoir découvert que les accidents cardiaques avaient bondi de 25 % le jour où l'Angleterre avait perdu contre l'Argentine lors de cet exercice au Mondial 1998. Les défaites de l'équipe anglaise lors de la Coupe du monde en 2002, 2006 et 2010 ont de même fait bondir de 38 % les violences conjugales dans le comté de Lancashire (Liverpool), selon des chiffres de la police. » (Weka.fr et AFP 2014). Certes, on peut considérer le football comme un dérivatif bénéfique à la violence, mais elle s’exprime très bien dans et hors du stade et parfois à la maison. Inversement un but vainqueur peut provoquer une recrudescence copulatoire (voir « D’un ballon à l’autre »).

La question se pose lorsqu’au Brésil, organisateur du Mondial 2014 et une des patries du football, les pauvres, que le football semble de moins en moins amuser, protestent contre les énormes dépenses nécessaires pour construire les infrastructures qui seront consacrées à jouer à la baballe avec les pieds, alors qu’ils dorment dans la rue et demandent à la FIFA, que l’argent semble toujours amuser, d’aller ailleurs.

La question se pose lorsque la FIFA désigne le four du Qatar pour organiser le Mondial de 2022. Choix suspect et discuté d’un pays dont l’activité principale est de vendre du pétrole et du gaz, et d’acheter les œuvres des autres pays, les hommes et les consciences, tout en jouant un double jeu en armant des groupes terroristes contre l’Occident, ce que chacun sait, mais qui semble laisser le monde indifférent, intérêts obligent. Choix révoltant lorsque pour construire les infrastructures dans la perspective du Mondial de 2022, les Qataris utilisent, comme pour tous leurs travaux du BTP, des migrants (80% de la population de la péninsule qui s’élève à environ 2 millions) entassés dans des conditions misérables, par une chaleur torride, esclaves modernes dont on interdit le départ (les entrepreneurs conservant leurs passeports). La préparation de la « fête » du football aurait déjà ainsi fait plusieurs centaines de morts, et quelques milliers sont prévisibles pour satisfaire la vanité d’une grenouille gonflée au gaz et qui veut se faire plus grosse qu’un bœuf.

 

Faut-il supprimer le Mondial de football ?

 

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