1914
L’archiduc d’Autriche-Hongrie François-Ferdinand a été assassiné à Sarajevo le 28 juin 1914 par le Serbe Gavrilo Princip. Cet assassinat a été le détonateur de la première guerre mondiale, grande boucherie devant l’Eternel. Les conditions imposées à l’Allemagne après l’arrêt de ce premier conflit ont sans doute favorisé la survenue de la deuxième guerre mondiale qui a envoyé dans l’Au-delà plusieurs dizaines de millions d’êtres humains en laissant l’Europe dans un triste état. Cette deuxième guerre mondiale a permis de montrer qu’il suffit de quelques individus pour entraîner un peuple de grande culture dans la barbarie.
Et que fait l’Union Européenne ? Elle commémore à Sarajevo le centenaire de la Grande Guerre. Que l’on fête la fin d’une guerre s’impose, mais que l’on organise une manifestation en grandes pompes pour marquer son début est pour le moins curieux.
Une manifestation festive dans le lieu où le premier assassinat a été perpétré, détonateur d’une réaction en chaîne de meurtres patriotiques innombrables où des hommes se sont entretués tout en admirant pour beaucoup la culture de leurs ennemis. Ils ont été envoyés à la mort pour la conquête de quelques mètres de terre dans lesquels ont été ensevelis leurs jeunes corps déchiquetés, transpercés ou gazés dans un linceul de boue sanglante ou dans les tombeaux à ciel ouvert de leurs tranchées.
Qui n’aurait pas, cent ans après, une pensée émue pour tous ces morts inutiles, pour toutes ces promesses anéanties, pour tous ces invalides, défigurés ou ayant laissé un membre entre deux tranchées. Mais pas à Sarajevo.
Car le choix de ce lieu semble rendre hommage à un assassinat commis par un nationaliste aveugle à l’origine d’un engrenage fatal. Les Serbes de Bosnie, eux, considèrent Princip comme un héros et viennent de lui élever une statue de deux mètres de haut dans un square qui porte son nom. 50000 morts par cm.
Otto Dix : « Flandre »
