Le régime de Bachar al-Assad tente de relancer le tourisme. C’est un pays connu pour ses ruines antiques et il s’est enrichi de ruines modernes, et même, saluons ce tour de force, il possède aujourd’hui des ruines de ruines puisque les grands débiles de l’Etat islamique ont réussi à détruire davantage - entre autres - les restes de la cité antique de Palmyre. Les ruines de la cité d’Alep sont modernes, certes, elles n’ont pas la patine des ruines antiques mais il suffit d’attendre un peu. N’hésitez pas à faire du tourisme pour 1500 à 3000 € dans un pays qui reste en guerre, une guerre qui a fait 500000 morts
et conduit 12 millions de Syriens à faire du tourisme ailleurs, un pays dirigé par un dictateur qui n’a pas hésité à gazer son peuple. Il est vrai que le nombre de pays qui ne sont pas dirigés par des autocrates tend à se réduire et s’y rendre pour le plaisir, c’est un peu visiter un zoo où des êtres vivants sont incarcérés.