Dans un billet précédent : « Le croque-mort des VIP » du 18/4/11, j’avais signalé la curiosité un peu malsaine de Silvano Vincenti à la recherche du cadavre de Lisa Gherardini, épouse de Francesco Di Bartolomeo di Zanobi del Giacondo, afin de s’assurer qu’il s’agissait bien du modèle de Monna Lisa.
Le tableau de Leonard de Vinci a donné lieu à de nombreuses hypothèses sur son modèle. S’agissait-il de la duchesse de Francavilla ? De Costanza d’Avalos (la maîtresse de Julien de Médicis) ? De Pacifica Brandano ? D’Isabelle d’Est ? D’un des amants de Léonard ? Ou un autoportrait de Léonard manifestant ainsi son homosexualité ? Ou de sa mère naturelle ? Qu’il n’a jamais connue.
Je me permets donc d’ajouter mon grain de sel.
Tout le monde s’arrête devant l’ébauche de sourire énigmatique de la femme peinte, mais regardez bien son visage : les lèvres sont pâles, ce qui cadrerait avec une anémie, mais surtout, elle n’a pas de sourcils (j’ignore si à l’époque on les épilait à ce point) et pas de cils (sauf, peut-être, quelques-uns au coin externe de la paupière supérieurs droite). Si elle figure avec une chevelure, il n’est pas certain qu’il ne s’agissait pas d’une perruque.
Trouvez-vous normale l’absence conjuguée de sourcils et de cils ? Monna Lisa était-elle atteinte d’une pelade décalvante totale (à condition que les cheveux ne soient pas authentiques), ou avait-elle une trichotillomanie qui consiste à tirer sur les poils et/ou les cheveux de façon compulsive et qui touche les femmes dans 90% des cas.
J’attends les protestations véhémentes et pour aggraver mon cas, je dois aussi signaler l'existence d'une petite formation ovalaire au coin interne de l'oeil gauche qui pourrait être un xanthélasma (dépôt de cholestérol).