Que faire des résidus graisseux des liposuccions ? Dans un billet au mois de mars 2009, j’avais rapporté qu’un chirurgien plasticien de Beverly Hills, ayant réalisé 7000 liposuccions, avait eu l’idée d’utiliser les résidus graisseux abandonnés par ses clientes pour produire du biocarburant pour son usage personnel (il avait de grosses voitures). Ses clientes n’ont pas admis cette utilisation prosaïque d’une partie de leur corps dont elles voulaient pourtant se débarrasser et le bon docteur a eu quelques ennuis.
Cette fois les résidus graisseux semblent avoir trouvé une destination logique et ayant l’aval des intéressées : les seins. D’une pierre deux coups, il est maintenant possible d’amincir ventre et hanches et d’étoffer les seins (si on le désire) par la même occasion. La Société de chirurgie plastique américaine, d’après le New York Time, considère que ce recyclage est une technique sûre d’augmentation mammaire et constitue une alternative viable aux implants.
D’autant plus que Les Echos du 8/01/10 signale que la crise a également touché le marché
mondial de l’esthétique et celui des implants mammaires aurait chuté de 15%, chute ou pas, les femmes ont cependant consacré, en 2009 et à l’échelle mondiale, la coquette somme 600 millions
d’euros pour relever leurs seins par cet artifice.
NB. La coureuse australienne Jana Rawlinson a fait retirer ses implants mammaires afin d'être "plate comme une limande" et de donner par son thorax aérodynamique toutes ses chances à l'Australie
lors des jeux olympiques de 2012. Sacrifice patriotique.