Quand la norme devient énorme
Publié le 19 Septembre 2020
Dans un article de Benoît Duteurtre paru dans le Marianne du 18 septembre, j’apprends que l’actrice Emmanuelle Béart, la fille du chanteur Guy Béart disparu en 2015, a préfacé une édition de l’intégrale des chansons de son père (20 CD). Les plus anciens se souviennent de la chanson « Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé » que la fille de Guy Beart interprète dans cette édition avec Thomas Dutronc. Mais se rendant compte des paroles provocatrices que son père a osées, elles ont été transformées en : « Qu’on est bien dans les bras du genre qui nous va ». On respire, on a ainsi évité un autodafé des 20 CD, et des manifestations outrées devant la société de production. Je ne sais pas si le film de Claude Lelouch : « Un homme et une femme » ne risque pas d’être considéré comme homophobe, transphobe, voire même sexiste, l’homme étant placé dans le titre avant la femme. On vit une époque d’un genre particulier.
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