Dans un article de Benoît Duteurtre paru dans le Marianne du 18 septembre, j’apprends que l’actrice Emmanuelle Béart, la fille du chanteur Guy Béart disparu en 2015, a préfacé une édition de l’intégrale des chansons de son père (20 CD). Les plus anciens se souviennent de la chanson « Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé » que la fille de Guy Beart interprète dans cette édition avec Thomas Dutronc. Mais se rendant compte des paroles provocatrices que son père a osées, elles ont été transformées en : « Qu’on est bien dans les bras du genre qui nous va ». On respire, on a ainsi évité un autodafé des 20 CD, et des manifestations outrées devant la société de production. Je ne sais pas si le film de Claude Lelouch : « Un homme et une femme » ne risque pas d’être considéré comme homophobe, transphobe, voire même sexiste, l’homme étant placé dans le titre avant la femme. On vit une époque d’un genre particulier.